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	<title>Sexisme et Sciences humaines -  Féminisme</title>
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	<description>Combattre le sexisme par la science</description>
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		<title>Sexisme et Sciences humaines -  Féminisme</title>
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		<item>
		<title>Mythes autour du viol. Partie 4 : Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol.</title>
		<link>http://antisexisme.wordpress.com/2012/02/12/mythes-autour-du-viol-partie-4-les-mythes-sur-le-viol-augmentent-la-propension-au-viol/</link>
		<comments>http://antisexisme.wordpress.com/2012/02/12/mythes-autour-du-viol-partie-4-les-mythes-sur-le-viol-augmentent-la-propension-au-viol/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 19:51:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<category><![CDATA[agression sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[agressivité]]></category>
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		<category><![CDATA[propension au viol]]></category>
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		<category><![CDATA[violeur potentiel]]></category>

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		<description><![CDATA[Les mythes autour du viol et leurs conséquences Partie 4 : Conséquences sur la propension au viol Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : Les conséquences pour la victime Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes Les mythes sur le viol et les agressions sexuelles &#8211; [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=496&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Les mythes autour du viol et leurs conséquences</h1>
<h2>Partie 4 : Conséquences sur la propension au viol</h2>
<p>Partie 1 : <a href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/" target="_blank">Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?</a></p>
<p>Partie 2 : <a title="Les mythes autour du viol et leurs conséquences. Partie 2 : les conséquences pour la victime" href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/16/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-2-les-consequences-pour-la-victime/" target="_blank">Les conséquences pour la victime</a></p>
<p>Partie 3 : <a title="Mythes autour du viol. Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes" href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/31/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-3/" target="_blank">Les mythes sur le viol restreignent la liberté des fe</a><a title="Mythes autour du viol. Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes" href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/31/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-3/" target="_blank">mmes</a></p>
<p style="text-align:justify;">Les mythes sur le viol et les agressions sexuelles &#8211; ces croyances infondées qui transfèrent de l’agresseur vers la victime la responsabilité du viol &#8211; non seulement nuisent au rétablissement des victimes, mais en plus, servent de prétextes à limiter la liberté des femmes. Nous allons voir maintenant quelles sont leurs conséquences sur la propension des hommes à violer.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour simplifier la lecture de l’article, nous utiliserons deux abréviations :<br />
- <strong>RP</strong> (« Rape proclivity ») pour « <strong>Propension au viol</strong> »<br />
- <strong>RMA</strong> (« Rape Myth Acceptance ») pour « <strong>Acceptation des Mythes sur le viol</strong> »</p>
<div id="attachment_471" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/02/viol-de-lucrc3a8ce1.jpg"><img class="size-full wp-image-471" title="viol de lucrèce" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/02/viol-de-lucrc3a8ce1.jpg?w=500&#038;h=368" alt="viol de lucrèce" width="500" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Le viol de Lucrèce, Titien</p></div>
<h3>Qu’est ce que la propension au viol (RP) ?</h3>
<p style="text-align:justify;">La propension au viol (RP) est le penchant pour le viol que manifestent certaines personnes. Elle permet d’estimer <strong>la probabilité qu’un individu soit un violeur potentiel</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;">Expérimentalement, elle est mesurée de la façon suivante : un scénario de viol est décrit (mais sans que jamais le mot « viol » n’apparaisse) et l’on demande à un échantillon de personnes si elles se seraient comportées comme l&#8217;agresseur du scénario. Les réponses possibles varient de (1) <em>Pas du tout</em> à (5) <em>Très probablement</em>.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;">Par exemple</span> :</p>
<table style="text-align:center;width:495px;height:35px;" width="495" border="0" cellspacing="2" cellpadding="2">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color:#a4e1a9;text-align:justify;">Cela fait plusieurs fois que vous êtes sorti avec une femme rencontrée récemment. Un week-end, vous allez tous deux au cinéma, puis vous retournez ensemble chez vous. Vous buvez quelques bières, écoutez de la musique et vous vous faîtes quelques caresses. A un moment, votre amie se rend compte qu’elle a trop bu et qu’elle ne peut pas conduire pour rentrer chez elle. Vous lui dites qu’elle peut rester ici pour dormir, pas de problèmes ! Vous avez envie de saisir cette opportunité de coucher avec elle. Mais elle objecte, disant que tout cela arrive trop précipitamment et qu’elle est trop ivre. Vous ne vous laissez pas rebuter, vous vous allongez sur elle et faîtes ce que vous avez envie de faire.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;">Cette méthode de mesure n’est pas reliée à la désirabilité sociale<sup>1</sup> : autrement dit, les répondants  ne sont pas influencés par le « Qu’en dira-t-on ? ».</p>
<p style="text-align:justify;">Dans une review de 1981, Malamuth indiquait que, sur l’ensemble des études analysées,<strong> environ 35% des hommes présentaient une certaine propension au viol</strong><sup>2</sup>. Une autre étude de 1992<span style="font-size:11px;">,</span> portant sur 159 étudiants d’une université américaine protestante, a montré que 34% d’entre eux admettaient une certaine propension aux agressions sexuelles<sup>3</sup>. Dans une étude réalisée en 1998 en Allemagne, 33% des participants avaient  déclaré qu’il y aurait une chance qu’ils se comportent comme l’agresseur<sup>4</sup>. Enfin, dans une étude qualitative de 2004 portant sur 20 étudiants<sup>5</sup>, 6 d’entre eux ont admis que sous des circonstances particulières, ils seraient capables de violer ou d’agresser sexuellement.</p>
<div id="attachment_476" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/02/minangkabau.jpg"><img class=" wp-image-476 " title="femmes Minangkabau" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/02/minangkabau.jpg?w=240&#038;h=158" alt="femmes Minangkabau" width="240" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">Il y a très peu de viols chez les Minangkabau</p></div>
<p style="text-align:justify;">En 1986, l’anthropologue Peggy Reeves Sanday a proposé une échelle afin de mesurer la propension au viol de différentes sociétés<sup>6</sup>. Cette échelle allait de « très encline au viol » à « hostile au viol ». Les Etats-Unis – qui ont le plus haut taux de viol dans les pays industrialisés<sup>7</sup> &#8211; étaient classés parmi les sociétés très enclines au viol, très loin devant les pays européens. A l’inverse, la Suède, la Norvège et la société des Minangkabau à Sumatra présentaient une très faible propension au viol. Elle a pu constater que les sociétés hostiles au viol étaient caractérisées par le droit, pour les femmes, à conserver leurs biens après le mariage, par la participation des hommes à l’éducation des enfants et par une moindre ségrégation des sexes.</p>
<h3>Lien entre propension au viol (RP) et acceptation des mythes sur le viol (RMA)</h3>
<p style="text-align:justify;">En 1980, Burt émettait l’hypothèse que<strong> les mythes sur le viol puissent agir comme des « neutralisants psychologiques » qui permettent aux hommes de s’affranchir de l’interdiction sociale de blesser les autres, quand ils agressent sexuellement</strong><sup>8</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">De nombreuses études expérimentales ont clairement mis en évidence <strong>une corrélation significative entre la RP et le niveau de RMA</strong>. Ainsi en 1981, Malamuth a trouvé une corrélation égale à 0,60 entre la RP et la RMA<sup>2</sup>. Dans une méta-analyse de 2002, la corrélation moyenne sur 11 études, entre ces deux variables était de 0,26.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces corrélations sont compatibles avec l’idée de Burt, selon laquelle les mythes sur le viol affectent la probabilité de violer au niveau individuel. Deux autres hypothèses sont également possibles :</p>
<ul>
<li style="text-align:justify;">Les hommes justifient des tendances préexistantes au viol en adoptant les mythes sur le viol. Ainsi la RP serait la cause (et non pas la conséquence) de la RMA.</li>
<li style="text-align:justify;"><span style="text-align:justify;">Il n’y a pas de lien causal direct entre RMA et RP, mais ces deux variables sont corrélées à  une troisième autre, comme par exemple l’hostilité à l’égard des femmes.</span></li>
</ul>
<h3 style="text-align:justify;">Mise en évidence d’un impact des mythes à propos du viol sur la propension à violer</h3>
<p style="text-align:justify;">En 1998, Bohner et ses collaborateurs ont été les premiers à tenter d’élucider ces liens causaux<sup>4</sup>. Ils firent le raisonnement suivant :</p>
<ul style="text-align:justify;">
<li>Si la RMA a un effet causal sur la RP, alors la relation entre RMA et RP sera plus forte, si les participants pensent aux mythes sur le viol quand ils remplissent le questionnaire sur la RP.</li>
<li>A l’inverse, si la RP est la cause de la RMA, la relation entre les deux variables sera plus forte si les participants remplissent un questionnaire sur la RMA, alors qu’ils sont en train de penser à leur propension au viol.</li>
<li>S’il n’y a pas de lien causal direct, l’importance de la corrélation ne variera pas.</li>
</ul>
<div id="attachment_475" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-475" title="formulaire" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/02/forms.jpg?w=150&#038;h=150" alt="formulaire" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Selon l&#039;ordre des questionnaires, la corrélation entre RMA et RP change.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Ils comparèrent deux situations expérimentales: dans la première, les 113 participants complétaient d’abord le test sur la RMA, puis celui sur la RP ; dans la seconde, ils complétaient les deux questionnaires dans l’ordre inverse. Ils trouvèrent que la relation entre RP et RMA était plus forte quand les participants avaient d’abord rempli le test sur la RMA.</p>
<p style="text-align:justify;">Les auteurs en déduisirent que<strong> les mythes sur les viols avaient bien un effet causal sur la propension à violer</strong>, au niveau individuel, comme l’avait suggéré Burt 18 ans plus tôt.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces résultats ont été répétés en 2005 sur 107 individus<sup>10</sup>. De plus,<strong> la corrélation entre RP et RMA était plus forte chez les hommes qui avaient déjà été agressif sexuellement dans le passé</strong><sup>10</sup>. Ces derniers représentaient 44% des individus de l’échantillon et la majorité d’entre eux n’avaient pas utilisé la force pour obtenir un rapport sexuel, mais avaient usé d’un comportement manipulatoire pour arriver à leur fin.</p>
<h3>Détermination des motivations médiatrices entre RMA et RP</h3>
<p style="text-align:justify;">Une fois que le lien causal entre RMA et RP a été établi, il fallait chercher quelles étaient<strong> les motivations</strong> qui servaient de médiateurs entre RMA et RP. En général, deux grandes hypothèses sont émises à propos de la motivation des violeurs<sup>1</sup> :</p>
<ul>
<li><strong>L’excitation sexuelle</strong></li>
<li><span style="text-align:justify;"><strong>L’exercice d’un pouvoir</strong>,  un moyen (parmi tant d’autres) permettant aux hommes de maintenir leur statut supérieur.</span></li>
</ul>
<div id="attachment_477" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><img class=" wp-image-477 " title="viol" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/02/viol.jpg?w=240&#038;h=180" alt="viol" width="240" height="180" /><p class="wp-caption-text">Qu&#039;est ce qui motive les violeurs ? L&#039;excitation sexuelle ? Le désir de dominer ? ou bien les deux ?</p></div>
<p style="text-align:justify;">Les études basées sur les témoignages de violeurs ou d’agresseurs sexuels, condamnées ou ayant avoué leur crime, suggèrent que la principale motivation au viol est l’excitation sexuelle<sup>1</sup>. Le problème est que les violeurs et agresseurs n’ont pas forcément bien conscience de ce qui les a motivés à agresser. De plus, même si ils étaient conscients de leurs motivations profondes, il y a peu de chance qu’ils admettent avoir violé par plaisir de dominer une femme.</p>
<p style="text-align:justify;">Les contenus des mythes sur le viol sont très divers. Certains prétendent que les hommes ne peuvent pas contrôler leurs pulsions et d’autres minimisent la gravité des agressions sexuelles, les reléguant au statut de rapport sexuel habituel. Par ailleurs, certains mythes sur le viol mettent plus l’accent sur le comportement de la victime, sous-entendant qu’« elle l’a bien mérité » et donc qu’elle devait être punie. Tout cela semble indiquer que, aussi bien l’excitation sexuelle que le désir de domination, peuvent motiver un violeur.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour y voir plus clair, des chercheurs (dont Bohner) ont entrepris une série d’expérimentations en 2004<sup>1</sup>. Ils ont pris comme cadre de travail le cas des viols commis par un proche, qui représentent 75% des viols<sup>11</sup>. Plus exactement, ils ont réanalysé leurs données de 1998 (obtenues sur un échantillon de 113 hommes Allemands, « étude 1 ») et ont conduit deux autres expérimentations au Royaume-Uni (« étude 2 ») et au Zimbabwe (« étude 3 »).</p>
<p style="text-align:justify;">Dans les trois cas, des hommes ont répondu à un test sur leur RMA et ont lu 5 scénarios de viol ayant eu lieu lors d’un rendez-vous amoureux. Pour chacun des scénarios, les participants devaient indiquer :</p>
<ol style="text-align:justify;">
<li>la probabilité de se comporter comme l’agresseur (mesure de la <strong>RP</strong>)</li>
<li>quel serait leur niveau d&#8217;excitation sexuelle dans cette situation (mesure de l’<strong>excitation sexuelle anticipée</strong>)</li>
<li>quel serait leur niveau de contentement d’avoir pu obtenir ce qu’ils voulaient (mesure du <strong>plaisir de dominer anticipé</strong>)</li>
</ol>
<p style="text-align:justify;">Pour analyser ces résultats, un modèle de régression multiple a été utilisé, permettant de déterminer les variations d’une variable (ici, la RP) en fonction d’autres variables (ici, la RMA et les deux médiateurs potentiels : l’excitation sexuelle et le plaisir de dominer). Ils ont également cherché à évaluer la variation des deux médiateurs potentiels en fonction de la RMA.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans les études 2 et 3, ils ont retrouvé la corrélation entre RMA et RP. Dans les études 1 et 2, le plaisir de dominer, mais pas l’excitation sexuelle, était significativement reliée à la RP. Dans l’étude 3, il y avait une relation positive et significative entre la RP et les deux médiateurs potentiels. Cependant, la relation entre RMA et l’excitation sexuelle n’était pas significative, ce qui l’exclut d’office comme médiateur. De plus, la relation entre excitation sexuelle et RP était beaucoup plus faible que la relation entre plaisir de la domination et RP.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-478" title="résultats de l'article" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/02/article.jpg?w=500&#038;h=367" alt="résultats de l'article" width="500" height="367" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Coefficients prédisant une variable (par exemple, RP) à partir d’une autre (par exemple, RMA). Les coefficients entre parenthèses et le coefficient de la RMA quand on inclut les médiateurs potentiels comme prédicteurs concurrents. *p &lt; .05. **p &lt; .01. ***p &lt; .001. D’après Chiroro et al 2004<sup>1</sup></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;">Ainsi,<strong> le plaisir de dominer serait la motivation médiatrice entre le RMA et la RP, contrairement à l’excitation sexuelle.</strong> Ces résultats corroborent la théorie féministe selon laquelle le viol a pour fonction de perpétuer la domination masculine (voir notamment : <a title="Mythes autour du viol. Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes" href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/31/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-3/" target="_blank">Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes</a>). Par contre, ils vont plutôt à l’encontre des théories qui suggèrent que le viol est motivé par l’excitation sexuelle.</p>
<p style="text-align:justify;">Cela dit, dans les trois études, le plaisir de dominer et l’excitation sexuelle étaient très corrélés. Les auteurs supposent que<strong> pour beaucoup d’hommes, le désir de dominer et le désir sexuels sont très fortement associés</strong>. Cela est cohérent avec les résultats d’une étude qui a révélé que les hommes présentant une forte probabilité d’harceler ou d’agresser sexuellement, faisaient un lien automatique entre sexe et pouvoir<sup>12</sup>. Quand ces hommes étaient en présence d’un stimulus évoquant le pouvoir, ils avaient tendance à se dire plus attirés par une femme, ce qui n’était pas le cas des autres participants.</p>
<h3 style="text-align:justify;">En conclusion</h3>
<p style="text-align:justify;">Les mythes sur le viol poussent certains hommes à agresser sexuellement. Ce lien de cause à effet est principalement motivé par une volonté de dominer sa victime. Dénoncer et démanteler les mythes sur le viol est donc sans doute un moyen de limiter les agressions sexuelles.</p>
<p style="text-align:justify;">  —————————————————————————————————————————-</p>
<h2><strong>Références</strong></h2>
<p style="text-align:justify;">1. <strong>Chiroro P, Bohner G, Viki GT, Jarvis CI</strong>. Rape Myth Acceptance and Rape Proclivity. Journal of Interpersonal Violence. 2004;19(4):427 -442.</p>
<p style="text-align:justify;">2. <strong>Malamuth NM</strong>. Rape Proclivity Among Males. Journal of Social Issues. 1981;37(4):138-157.</p>
<p style="text-align:justify;">3. <strong>Osland JA, Fitch M, Willis EE</strong>. Likelihood to rape in college males. Sex Roles. 1996;35(3-4):171-183.</p>
<p style="text-align:justify;">4. <strong>Bohner G, Reinhard M, Rutz S, et al.</strong> Rape myths as neutralizing cognitions: evidence for a causal impact of anti‐victim attitudes on men’s self‐reported likelihood of raping. European Journal of Social Psychology. 1998;28(2):257-268.</p>
<p style="text-align:justify;">5. <strong>Lev-Wiesel R. </strong>Male University Students’ Attitudes Toward Rape and Rapists. Child and Adolescent Social Work Journal. 2004;21(3):199-210.</p>
<p style="text-align:justify;">6. <strong>Reeves-Sanday P</strong>. Rape and the Silencing of the Feminine. Rape. 1986.</p>
<p style="text-align:justify;">7. <strong>Murnen SK, Wright C, Kaluzny G</strong>. If « Boys Will Be Boys, » Then Girls Will Be Victims? A Meta-Analytic Review of the Research That Relates Masculine Ideology to Sexual Aggression. Sex Roles. 2002;46(11-12):359-375.</p>
<p style="text-align:justify;">8. <strong>Burt MR.</strong> Cultural myths and supports for rape. Journal of Personality and Social Psychology. 1980;38(2):217-230.</p>
<p style="text-align:justify;">9. <strong>Bohner G, Siebler F, Schmelcher J</strong>. Social Norms and the Likelihood of Raping: Perceived Rape Myth Acceptance of Others Affects Men’s Rape Proclivity. Personality and Social Psychology Bulletin. 2006;32(3):286 -297.</p>
<p style="text-align:justify;">10. <strong>Bohner G, Jarvis CI, Eyssel F, Siebler F.</strong> The causal impact of rape myth acceptance on men’s rape proclivity: comparing sexually coercive and noncoercive men. European Journal of Social Psychology. 2005;35(6):819-828.</p>
<p style="text-align:justify;">11. Bulletin 2006. Collectif Féministe Contre le Viol; 2006.</p>
<p style="text-align:justify;">12. <strong>Bargh JA, Raymond P, Pryor JB, Strack F.</strong> Attractiveness of the underling: An automatic power → sex association and its consequences for sexual harassment and aggression. Journal of Personality and Social Psychology. 1995;68(5):768-781.</p>
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			<media:title type="html">résultats de l&#039;article</media:title>
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		<title>Mythes autour du viol. Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 21:27:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clichés et Stéréotypes]]></category>
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		<description><![CDATA[Les mythes autour du viol et leurs conséquences Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : Les conséquences pour la victime Partie 4 : Conséquences sur la propension au viol Après avoir vu ce qu’étaient les mythes [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=434&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Les mythes autour du viol et leurs conséquences</h1>
<h2>Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes</h2>
<p>Partie 1 : <a href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/" target="_blank">Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?</a></p>
<p>Partie 2 : <a title="Les mythes autour du viol et leurs conséquences. Partie 2 : les conséquences pour la victime" href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/16/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-2-les-consequences-pour-la-victime/" target="_blank">Les conséquences pour la victime</a></p>
<p>Partie 4 : <a title="Mythes autour du viol. Partie 4 : Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol." href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/02/12/mythes-autour-du-viol-partie-4-les-mythes-sur-le-viol-augmentent-la-propension-au-viol/" target="_blank">Conséquences sur la propension au viol</a></p>
<p style="text-align:justify;">Après avoir vu ce qu’étaient les mythes sur le viol, qui y croyaient, et ce qu’ils pouvaient entraîner sur le rétablissement des victimes, nous allons voir comment ils peuvent permettre de restreindre la liberté de toutes les femmes.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><img class=" wp-image-435     " title="femme nuit" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/01/be9f9c22ae63f69b3d6f13bb40232f18.jpg?w=446&#038;h=292" alt="femme la nuit" width="446" height="292" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">&#8220;Une femme ne devrait pas sortir seule la nuit&#8221; entend-on souvent.</dd>
</dl>
</div>
<h3 style="text-align:justify;">Des injonctions et des conseils inappropriés</h3>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-align:justify;">Nous l’avons vu, les mythes sur le viol permettent de blâmer la victime et de déresponsabiliser l’agresseur</span><sup>1</sup><span style="text-align:justify;">.  Ainsi, avec ces mythes (« elle n’avait qu’à pas : sortir seule la nuit/s’habiller comme une pute/boire autant/l’allumer… »), <strong>la société demande aux femmes d’éviter d’être violée en suivant certaines règles </strong>: limiter ses déplacement, ne pas sortir sans être chaperonné par un homme, toujours avoir l’air chaste et être vigilante, par exemple. Ces mythes sur le viol ne sont donc rien d’autres que des<strong> injonctions données aux femmes</strong>, leur disant comment se comporter. Des études inter-culturelles ont ainsi prouvé, qu’au niveau sociétal, l’adhésion aux mythes sur le viol est corrélée à des attitudes restreignant le rôle des femmes, qu’on soit aux Etats-Unis, en Turquie, en Israël ou en Allemagne</span><sup>2–4</sup><span style="text-align:justify;">.  Ce sont donc des outils qui limitent la liberté de déplacement des femmes et leur font croire qu’elles sont dépendantes des hommes pour leur sécurité. Cela peut paraître assez ironique, quand on sait que <strong>les femmes ont en moyenne moins de chance de se faire agresser dans la rue que les hommes</strong></span><sup>4</sup><span style="text-align:justify;">.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Comme le viol a jusque dans les années 1980 été défini comme un crime commis essentiellement par des étrangers, la prévention s’est longtemps focalisée sur certains conseils donnés aux femmes : ne pas sortir la nuit, ne pas porter des jupes trop courtes ou encore, ne pas boire<sup>5</sup>… On a critiqué ce type de recommandation comme restreignant la liberté des femmes, mais on en retrouve encore dans les livre d’auto-défense ou dans la bouche de certains officiers de police<sup>5</sup> (le fameux : « <em>Evitez de vous habiller comme des salopes si vous ne voulez pas vous faire violer.</em>»). Ce genre de conseils implique que le viol est majoritairement commis par des étrangers, la nuit et dans des endroits publics. Or ce type de situation est pourtant rare : seulement 25% des viols sont commis par des inconnus<sup>6</sup> ; le crime a lieu au domicile de la victime dans environ 65% des cas<sup>7</sup>. Enfin, seulement la moitié des viols a lieu la nuit<sup>8</sup>.</p>
<h3>Un climat de tolérance pour les agressions sexuelles</h3>
<p style="text-align:justify;">Par ailleurs,<strong> les mythes sur le viol contribuent à un climat de tolérance pour les agressions sexuelles</strong>. Or plusieurs auteurs ont émis l’hypothèse que <strong>le viol et les agressions sexuelles sont des mécanismes permettant de maintenir les inégalités entre sexes et de montrer aux femmes quelle est leur place dans la société</strong>.  Susan Brownmiller est même allée jusqu’à dire que le viol « n’est rien de moins qu’un processus d’intimidation, conscient ou inconsciemment, par lequel <em>tous les hommes</em> maintiennent  <em>toutes les femmes</em> dans la peur»<sup>9</sup>. S’il est sans doute difficile de prouver que le viol est un processus d’intimidation conscient, plusieurs données suggèrent indirectement que la peur du viol a pour effet d’intimider les femmes<sup>4</sup> :</p>
<ul>
<li><span style="text-align:justify;"> Au niveau sociétal : les sociétés présentant une forte prévalence de viol sont caractérisées par de fortes inégalités entre les sexes, en termes juridiques, de statut social, d’accès au pouvoir et aux ressources</span><sup>4,10</sup><sup>,</sup><sup>11</sup><span style="text-align:justify;">.</span></li>
<li><span style="text-align:justify;">  Au niveau individuel : il a été montré dans une étude de 1981 que la peur du viol, &#8211; particulièrement présente chez les femmes pauvres, âgées, ou appartenant à des minorités ethniques &#8211; est corrélée à des comportements d’auto-restriction (notamment limiter ses mouvements, porter des chaussures permettant de courir)</span><sup>4</sup><sup>,</sup><sup>12</sup><span style="text-align:justify;">.</span></li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Par ailleurs, selon cette même étude de 1981, environ 43% des femmes disent avoir peur la nuit dans la rue, contre seulement 17% des hommes<sup>4</sup>, ce qui montre bien que les femmes sont en moyenne plus intimidées lorsqu’elles se promènent seules. Une étude de 2009 portant sur près de 2000 personnes a montré que les femmes sont en moyenne plus inquiète que les hommes à propos de tout type d&#8217;agression (viol, attaque physique, vol) .Cela n’est pas cohérent avec le fait que les hommes sont en moyenne moins en sécurité dans la rue que les femmes, car plus susceptibles de subir des crimes violents<sup>4</sup>.</p>
<div id="attachment_439" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-439" title="Peur du viol" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/01/8602281-fear-from-assault-young-woman-alone-on-street-in-the-night-awaiting-someone-from-behind1.jpg?w=300&#038;h=199" alt="Peur du viol" width="300" height="199" /><p class="wp-caption-text">Beaucoup de femmes ont peur de sortir seules la nuit</p></div>
<h3 style="text-align:justify;">Relation de cause à effet entre prévalence des agressions sexuelles et inégalité des sexes</h3>
<p><span style="text-align:justify;">Tout cela suggère qu’</span><strong>il y a une corrélation entre prévalence des agressions sexuelles et inégalité des sexes</strong><span style="text-align:justify;">. Trois hypothèses peuvent alors être émises :</span></p>
<ol>
<li>L’inégalité des sexes génère les agressions sexuelles</li>
<li><span style="text-align:justify;">Les agressions sexuelles génèrent une inégalité des sexes (hypothèse de Brownmiller)</span></li>
<li><span style="text-align:justify;">Il n’y a pas de relation de cause à effet directe entre l’inégalité des sexes et les agressions sexuelles.</span></li>
</ol>
<p style="text-align:justify;">A noter que les hypothèses 1 et 2 ne sont absolument pas incompatibles ; à l’inverse, l’hypothèse 3 n’est pas compatibles avec la 1 et la 2.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;">L’hypothèse 1</span> a notamment été confirmée par une étude sur 100 hommes<sup>14</sup>, montrant que le niveau de sexisme hostile d’un individu prédit sa propension à violer, c’est-à-dire sa tendance à déclarer qu’il agirait comme l’agresseur, s’il était sûr de ne pas se faire attrapé, quand on lui décrit une situation de viol.</p>
<div id="attachment_437" class="wp-caption alignleft" style="width: 137px"><img class="size-thumbnail wp-image-437" title="self-esteem-mirror" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/01/self-esteem-mirror.jpg?w=127&#038;h=150" alt="estime en soi" width="127" height="150" /><p class="wp-caption-text">Penser au viol diminue la confiance en soi de certaines femmes</p></div>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-decoration:underline;">L’hypothèse 2</span> a été vérifiée par plusieurs expérimentations. Une première, réalisée en 1983<sup>15</sup>, montre que <strong>quand des femmes lisaient un article décrivant un viol, leur estime de soi diminuait,</strong> par rapport à un groupe contrôle qui n’avaient pas lu cette description. De plus, elles semblaient mieux accepter les rôles genrés traditionnels car elles étaient en moyenne plus d’accord avec des affirmations comme « Les femmes devraient moins s’occuper de leurs droits, et tâcher d’être de bonnes mères et de bonnes épouses » ou encore « on devrait plus encourager les garçons à faire des études que les filles ».</p>
<p style="text-align:justify;"> Une étude semblable, réalisée en 1993 par Bohner, a inclu des hommes<sup>16</sup>. Elle a montré que l’estime de soi des hommes n’était pas diminuée par la lecture d’une description de viol. Au contraire, leur confiance en soi était augmentée, en particulier quand ils adhéraient fortement aux mythes sur le viol ! Bohner et collaborateurs ont également pu déterminer qu’en réalité, <strong>seules les femmes adhérant peu aux mythes sur le viol voyaient leur estime de soi diminuer.</strong> En effet, la confiance en soi des femmes adhérant fortement à ces mythes augmentaient quand elles avaient lu un scénario de viol, comme les hommes. Cela tient  sans doute au fait qu’elles considéraient que seules certaines femmes étaient victimes de viol, et qu’elles s’excluaient de cette catégorie ;</p>
<p style="text-align:justify;">Bohner et al. ont également regardé l’impact qu’avait sur l’estime de soi la lecture d’une description d’attaque contre un homme. Apparemment, penser à une agression physique n’induit pas une forte diminution de l’estime de soi, que ce soit chez les hommes ou les femmes. <strong>Cela est donc spécifique au viol.</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ces travaux confirment donc l’hypothèse 2 selon laquelle les agressions sexuelles – favorisées par les mythes sur le viol – permettent d’exercer un contrôle sur toutes les femmes, en les intimidant.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p style="text-align:justify;">En conclusion,<strong> les mythes sur les viols ne sont rien d’autres que des injonctions données aux femmes</strong> pour qu’elles limitent leur liberté. Par ailleurs, ces mythes sur les viols entretiennent <strong>un climat favorable pour les agressions sexuelles, qui permettent elles-mêmes de contrôler les femmes</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;">—————————————————————————————————————————-</p>
<h2 style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></h2>
<p style="text-align:justify;">1. Page AD. Judging Women and Defining Crime : Police Officers’ Attitude Toward Women and Rape. <em>Sociological Spectrum</em>. 2008;28:389-411.</p>
<p style="text-align:justify;">2. Costin F, Kaptanoḡlu C. Beliefs about rape and women’s social roles: A Turkish replication. <em>European Journal of Social Psychology</em>. 1993;23(3):327-330.</p>
<p style="text-align:justify;">3. Costin F, Schwarz N. Beliefs About Rape and Women’s Social Roles. <em>Journal of Interpersonal Violence</em>. 1987;2(1):46 -56.</p>
<p style="text-align:justify;">4. Buss DM, Malamuth NM. <em>Sex, power, conflict: evolutionary and feminist perspectives</em>. Oxford University Press; 1996.</p>
<p style="text-align:justify;">5. Ullman SE. A 10-Year Update of « Review and Critique of Empirical Studies of Rape Avoidance ». <em>Criminal Justice and Behavior</em>. 2007;34:411-429.</p>
<p style="text-align:justify;">6. Anon. <em>Bulletin 2006</em>. Collectif Féministe Contre le Viol; 2006.</p>
<p style="text-align:justify;">7. Fondation Bernheim (Bruxelles), Zucker D. <em>Viol : approches judiciaires, policières, médicales et psychologiques : actes du colloque</em>. Bruxelles: Kluwer; 2005.</p>
<p style="text-align:justify;">8. Anon. <em>Bulletin 2003</em>. Collectif Féministe Contre le Viol; 2003.</p>
<p style="text-align:justify;">9. Brownmiller S. <em>Against Our Will: Men, Women, and Rape</em>. 1975.</p>
<p style="text-align:justify;">10. Sanday PR. The Socio‐Cultural Context of Rape: A Cross‐Cultural Study. <em>Journal of Social Issues</em>. 1981;37(4):5-27.</p>
<p style="text-align:justify;">11. Barron L, Straus MA. Four theories of rape: A macrosociological analysis. <em>Social Problems</em>. 1987;5(34):467-489.</p>
<p style="text-align:justify;">12. Riger S, Gordon MT. The Fear of Rape: A Study in Social Control. <em>Journal of Social Issues</em>. 1981;37(4):71-92.</p>
<p>13. Jackson J. A psychological perspective on vulnerability in the fear of crime. Psychology, Crime &amp; Law. 2009;15(4):365-390</p>
<p style="text-align:justify;">14. Masser B, Viki GT, Power C. Hostile Sexism and Rape Proclivity Amongst Men. <em>Sex Roles</em>. 2006;54(7-8):565-574.</p>
<p style="text-align:justify;">15. Schwarz N, Brand JF. Effects of salience of rape on sex role attitudes, trust, and self‐esteem in non‐raped women. <em>European Journal of Social Psychology</em>. 1983;13(1):71-76.</p>
<p style="text-align:justify;">16. Bohner G, Weisbrod C, Raymond P, Barzvi A, Schwarz N. Salience of rape affects self‐esteem: The moderating role of gender and rape myth acceptance. <em>European Journal of Social Psychology</em>. 1993;23(6):561-579.</p>
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		<title>Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Les mécanismes psychosociaux du plafond de verre</title>
		<link>http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/17/pourquoi-les-femmes-gagnent-elles-moins-que-les-hommes-les-mecanismes-psychosociaux-du-plafond-de-verre/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 21:17:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Les mécanismes psychosociaux du plafond de verre Je fais une petite pause dans mes articles consacrés aux mythes sur le viol (car oui, il y en a aura au moins un ou deux encore…) pour aborder un sujet a priori un peu moins pénible : les [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=407&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?</h1>
<h2>Les mécanismes psychosociaux du plafond de verre</h2>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Je fais une petite pause dans mes articles consacrés aux mythes sur le viol (car oui, il y en a aura au moins un ou deux encore…) pour aborder un sujet a priori un peu moins pénible : les inégalités salariales.</p>
<p style="text-align:justify;">Plus précisément, je voulais vous parler du livre « Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? ». Non seulement, je l’ai trouvé très bien - il est très instructif, bien documenté et facile à lire -, mais en plus, il rentre parfaitement dans la thématique de mon blog. Enfin, il a été écrit par Brigitte Laloupe, alias Olympe, qui est l’auteure d’un <a href="http://blog.plafonddeverre.fr/" target="_blank">blog féministe</a> que j’apprécie.</p>
<p style="text-align:justify;">Personnellement, ce livre m’a fait le même effet que « la domination masculine » de Bourdieu : j’ai pu refaire le triste constat que, <strong>partout, partout, aussi bien au travail qu’à l’école, en passant par la famille ou la grammaire française, la femme est rabaissée et dénigrée.</strong> Alors que je suis bien au courant des problématiques féministes, lire ce livre pendant tout mon trajet en train (3h30 quand même !) m’a rendue bien triste. Parfois j’aimerais que les machos aient raison : « <em>Mais l’égalité, vous l’avez !</em> »</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://www.pearson.fr/Resources/titles/27440100354930/Images/27440100354930L.gif" alt="" width="372" height="475" /></p>
<p style="text-align:justify;">Quand des associations féministes se battent contre les jouets sexistes ou bien contre la grammaire, la plupart des gens sont dans l’incompréhension. « <em>Mais pourquoi luttent-elles contre ça alors qu’il y a tant à faire au niveau des inégalités salariales ?</em> » entend-on souvent. Pour une raison simple : ces microdiscriminations, qu’on trouve dans les jouets, les livres pour enfants, la grammaire ou encore le fameux « mademoiselle », et qui semblent a priori inoffensives, sont à l’origine de discriminations plus voyantes et plus révoltantes : les inégalités salariales ou les violences conjugales et sexuelles, par exemple.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est bien parce qu’on éduque les enfants différemment en fonction de leur sexe, à l’aide de jouets et de livres sexistes, que les femmes adultes s’effacent quand les hommes savent s’affirmer. C’est bien parce que « le masculin l’emporte sur le féminin », que l’action des femmes est invisibilisée et que cela contribue au manque de modèles féminins. C’est parce que les professeurs interagissent moins avec les filles que celles-ci ensuite ne se sentent pas à la hauteur pour se lancer dans une carrière prestigieuse.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce n’est pas en votant une nième loi sur l’égalité salariale que cela risque de changer fondamentalement les choses. Même en pénalisant fortement les entreprises, ces dernières préféreront peut-être payer les indemnités (comme les partis pour la parité…) ou elles risqueront d’embaucher moins de femmes, tout simplement. De plus, cela ne changera rien au fait que les femmes devront se mettre à temps partiel, puisque ce seront toujours elles qui devront assurer l’éducation des enfants. Cela ne changera également rien au fait que les jeunes filles se dirigent moins vers les carrières rémunératrices.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce sont donc bien les mentalités qu’il faut changer, en luttant contre ces microdiscriminations qui créent des stéréotypes et qui assignent aux hommes et aux femmes des rôles sociaux différenciés.</p>
<p style="text-align:justify;">Brigitte Laloupe, alias Olympe, débusque ces microdiscriminations dans tous les domaines : dans l’éducation des enfants au sein de la famille ou de  l’école, dans la publicité, dans les médias d’information ou encore dans le couple.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle décrit également comment cela mène à la cooptation entre hommes : ceux-ci ont souvent des centres d’intérêt bien à eux (politique, sport) que les femmes n’ont pas, ce qui empêche ces dernières de s’intégrer dans leurs réseaux de pouvoir. De plus, mêmes les femmes qui arrivent à s’immiscer ne sont souvent pas les bienvenues…</p>
<p style="text-align:justify;">Brigitte Laloupe décrit également les attributs de la dominance, comme l’occupation de l’espace, le temps de parole, ou encore certains comportements (colère, ne pas sourire…). Elle met en évidence comment il est très mal vu pour une femme d’arborer ces attributs de dominance : écarter les jambes et donc occuper l’espace social comme un dominant (c’est-à-dire un homme) sera considéré comme vulgaire ; parler autant qu&#8217;un homme lui revaudra d’être traitée de pipelette ; enfin sa colère sera assimilée à de l’hystérie.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, dans une dernière partie, l’auteure aborde la façon dont les femmes ont intériorisé les normes et l’éducation féminines : ayant peu confiance en leurs capacités, elles ne sentent pas légitimes dans leur travail ; elles n’osent pas se faire mousser ; elles n’aiment pas la compétition ; elles ont peur de perdre leur féminité ; elles s’effacent. Dans cette partie, Olympe souhaite faire passer un message aux femmes : en dépassant les normes de leur genre, elles peuvent faire bouger les lignes et se faire entendre dans le monde du travail. Cependant, je m’interroge un peu : oui, les femmes doivent prendre confiance en elles et apprendre à se mettre en avant. Mais est-il souhaitable pour la société que les valeurs dites « masculines » (compétitivité, égoïsme…) soient adoptées également par les femmes et servent de références universelles ? Il est clair que cela les aidera pour se faire une place dans un milieu de requins, mais je pense qu’une société, où les valeurs traditionnellement « féminines » (altruisme, empathie…) soient plus valorisées, serait préférable.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans tous les cas, j’ai beaucoup apprécié ce livre. J’ai pas mal appris, notamment sur les réseaux masculins. J’ai trouvé la partie sur les attributs de dominance particulièrement intéressante. Cependant, si vous suivez un peu l’actualité féministe sur le net ou si vous lisez le blog d’Olympe, vous vous rendrez compte qu’il y aura des redites&#8230; Forcément.</p>
<p style="text-align:justify;">Je pense que c’est typiquement le genre de cadeau qu’on peut offrir à un⋅e ami⋅e sensible au problème des inégalités salariales (et du sexisme en général), mais pas plus impliqué que cela. Il y a de fortes chances que ce livre provoque un électrochoc !</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Les mythes autour du viol et leurs conséquences. Partie 2 : les conséquences pour la victime</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 21:13:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la famille]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<category><![CDATA[agressions sexuelles]]></category>
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		<description><![CDATA[Les mythes autour du viol et leurs conséquences  Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes Partie 4 : Conséquences sur la propension au viol Nous avons vu dans une première partie quels [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=379&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Les mythes autour du viol et leurs conséquences </strong></h1>
<h2><strong>Partie 2 : les conséquences pour la victime</strong></h2>
<p>Partie 1 : <a href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/" target="_blank">Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?</a><br />
Partie 3 : <a href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/31/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-3/" target="_blank">Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes<br />
</a>Partie 4 : <a title="Mythes autour du viol. Partie 4 : Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol." href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/02/12/mythes-autour-du-viol-partie-4-les-mythes-sur-le-viol-augmentent-la-propension-au-viol/" target="_blank">Conséquences sur la propension au viol</a></p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 494px"><img title="Dépression" src="http://img21.imageshack.us/img21/915/depressionk.jpg" alt="Dépression après le viol" width="484" height="483" /><p class="wp-caption-text">Les taux de dépression sont élevés chez les victimes de viol</p></div>
<p style="text-align:justify;">Nous avons vu dans une première partie quels étaient les mythes sur le viol et qui y adhérait. Les victimes de viol sont les celles qui souffrent le plus directement de ces mythes, qui ont  pour principale conséquence de les blâmer et de déresponsabiliser le violeur<sup>1</sup>. La responsabilité du viol est donc déplacée du coupable vers la victime.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce transfert est typique des agressions sexuelles. Les victimes de vol, par exemple, ne sont pas tenues pour responsables de ce qui leur arrive. Même si elles peuvent se faire légèrement blâmées (« Il n’aurait pas du transporté tant d’argent sur lui.»), les implications  sociales ne sont absolument pas équivalentes à celles que vivent les victimes de viol<sup>2</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">A ce propos et comme me le faisait très justement remarquer une de mes commentatrices, <a href="http://parlerpourexister.wordpress.com/" target="_blank">elfvy</a>, en Français, la forme « elle s’est faite violer» (appelé « causatif pronominal ») est très courante alors qu’à l’inverse le passif « elle a été violée » est beaucoup plus rare. Or plusieurs études grammaire indiquent ces deux expressions n’ont pas exactement le même sens : la construction causative pronominale (« elle s’est faite violer ») implique une certaine responsabilité ou du moins une activité volontaire du sujet !<sup>3</sup></p>
<p style="text-align:justify;">Nous allons voir dans cette partie quelles conséquences entraîne ce transfert de responsabilité sur la victime.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Les séquelles psychologiques chez les victimes de viol</h3>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 206px"><img title="cauchemar" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/12/lecauchemarfussli-copie-1.jpg?w=196&#038;h=246&#038;h=246" alt="cauchemar" width="196" height="246" /><p class="wp-caption-text">Le TSPT se manifeste notamment par des cauchemars évoquant l’évènement traumatisant</p></div>
<p style="text-align:justify;">Chez les victimes de viol, les séquelles psychologiques sont largement plus importantes et persistantes dans le temps que les séquelles physiques<sup>4</sup>. Les abus sexuels, et en particulier les viols, sont associés à plusieurs désordres psychiatriques dont les troubles anxieux, alimentaires, les troubles du sommeil, les troubles dépressifs et plus particulièrement les troubles de stress post-traumatique<sup>5,6</sup> (TSPT). Le TSPT est une réaction psychologique consécutive à une situation durant laquelle l&#8217;intégrité physique ou psychologique du patient ou d’autrui a été menacée, ou effectivement atteinte<sup>7</sup>. Il se manifeste notamment par des flash-backs et des cauchemars envahissants qui hantent la victime, par l’évitement des situations pouvant rappeler à la victime l’événement traumatisant, et par une hypervigilance.<strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;">Lors d’agressions sexuelles, le choc ressenti est particulièrement fort, puisque les victimes présentent des symptômes de TSPT plus intenses que les victimes d’agressions non sexuelles<sup>8</sup>. Un nombre non négligeable de victimes de violences sexuelles manifestent des symptômes sévères<sup>6</sup>.<strong> </strong>Bien entendu, celles-ci sont tout de même capables de se rétablir et les symptômes diminuent progressivement au cours du temps<sup>6,8</sup>. Ainsi d’après une étude de 1992<sup>9</sup>, 94% des victimes de viol présentent des symptômes de TSPT 13 jours après l’agression. Elles ne sont plus que 50% trois mois après le viol. Mais, malgré cette diminution des symptômes au cours du temps, certaines victimes rencontrent encore les critères diagnostiques de TSPT des années après le viol<sup>6</sup>.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Effet du soutien social et des réactions négatives sur le rétablissement de la victime</h3>
<p style="text-align:justify;">Lorsqu’une victime de viol révèle ce qui lui est arrivé à son entourage, à la police ou à tout autre personne, elle peut être confrontée à deux types de réactions : des réactions positives (soutien social : écoute, encouragement…) et des réactions négatives (blâme, ne pas croire la victime)<sup>10</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans  une  étude  portant sur  323  victimes  d&#8217;agression sexuelle<sup>11</sup>,  il a été  observé  que  la  plupart  des  victimes (97,1  %)   perçoivent  des  réactions  positives, mais également  négatives  (98,2 % d’entre elles)  après qu’elles avaient révélé avoir été agressées sexuellement. Les réactions perçues comme négatives perpétuaient la plupart du temps les mythes à propos du viol et de l’agression sexuelle. La plupart de ces victimes auraient souhaité recevoir plus de soutien émotionnel (empathie, écoute…) et d’aide concrète (hébergement…).</p>
<p style="text-align:justify;">Certains travaux étudiant les effets des réactions positives (c’est-à-dire du soutien social) ont montré des effets positifs sur le rétablissement psychologique de la victime<sup>10</sup><sup>,</sup><sup>12</sup>, mais d’autres n’ont trouvé aucun effet statistiquement significatif<sup>10</sup><sup>,</sup><sup>13</sup>. Il se pourrait qu’en réalité l’effet positif du soutien social sur le rétablissement ne soit pas visible immédiatement après le viol, mais qu’il apparaisse à plus longs termes<sup>10</sup>. Le soutien social aurait dans tous les cas un impact positif sur le rétablissement physique de la victime<sup>14,15</sup>.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 184px"><img title="blâme" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/12/angryman.jpg?w=174&#038;h=122&#038;h=122" alt="blâme sur la victime" width="174" height="122" /><p class="wp-caption-text">Blâmer la victime peut avoir des conséquences dramatiques sur son rétablissement</p></div>
<p style="text-align:justify;">A l’inverse, deux études ont montré que les réactions négatives – le blâme ou l’incrédulité liés aux mythes sur le viol, par exemple  &#8211; avaient un impact désastreux sur le rétablissement des victimes<sup>10</sup>, que ces réactions négatives aient eu lieu juste après le viol<sup>13</sup> ou plus d’un an après<sup>12</sup>. La première étude, de 1991, a montré que les attitudes négatives du conjoint de la victime étaient fortement corrélées à des symptômes psychologiques (cauchemars, angoisse…) plus importants<sup>13</sup>. Dans l’autre étude, de 1996, tous les types de réactions négatives (blâme, incrédulité, prise de contrôle…) étaient reliées à un plus mauvais rétablissement et à de plus forts symptômes psychologiques<sup>12</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Le fait que la quasi-totalité des victimes perçoivent des réactions négatives lors de la révélation de leur viol explique sans doute pourquoi certaines restent traumatisées des années après le viol.</p>
<p style="text-align:justify;">La victime peut également se blâmer elle-même si elle adhère aux mythes à propos du viol. Cependant, le point de vue des proches peut également influencer son  interprétation des faits<sup>6</sup>. Or plus les victimes culpabilisent pour leurs actions prétendument inadéquate (« Je n’aurais pas du mettre cette jupe »), plus elles se replient sur elles-mêmes, et moins elles s’adressent à des proches pour qu’ils les aident à gérer leur détresse<sup>6</sup>.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Qui blâme ou ne croit pas les victimes ? Qui les soutient ?</h3>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><img title="commissariat" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2012/01/devanture-commissariat-clairieres-1038644a47.jpg?w=210&#038;h=146&#038;h=146" alt="commissariat" width="210" height="146" /><p class="wp-caption-text">La police n’adopte pas toujours une attitude très appropriée face aux victimes de viol….</p></div>
<p style="text-align:justify;">Les amis, le conjoint et la famille semblent être les meilleurs soutiens aux victimes et c’est souvent à eux que la victime révèle le viol. A l’inverse, la police et les médecins apparaissent comme les moins aidants et ceux ayant le plus de réactions négatives à l’égard de la victime<sup>10</sup>. Il semble difficile pour la victime de pouvoir éviter ces réactions négatives, puisqu’elle sera dépendante de ces agents.</p>
<p style="text-align:justify;">A la  suite d&#8217;un  évènement traumatique,  la victime, quand elle a un conjoint, se tourne généralement vers ce dernier pour rechercher du soutien<sup>6</sup>. Le rétablissement de la victime dépend donc fortement de son comportement. En effet, un manque de soutien provenant du conjoint ne semble pas pouvoir être compensé par le soutien provenant d’une autre source<sup>6</sup>.  Or, dans les cas de viols, environ 17% des conjoints blâmeraient la victime et 25% disent se sentir en colère contre elle<sup>16</sup><sup>,</sup><sup>6</sup>. De plus, le conjoint a tendance à devenir de moins en moins empathique et patient quand les symptômes de traumatisme persistent<sup>17</sup><sup>,</sup><sup>6</sup>. Certains conjoints ressentent même de la jalousie par rapport au violeur et s’inquiètent par rapport à leurs performances sexuelles (!)<sup>6</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Une étude<sup>18</sup> a montré que les conjoints masculins adoptaient des comportements plus négatifs envers la victime dans les cas d’agressions sexuelles que dans les cas d’agressions non-sexuelles.</p>
<p style="text-align:justify;">Or la façon dont les conjoints réagissent dépendrait très fortement de leur adhésion aux mythes autour du viol<sup>6</sup><sup>,</sup><sup>19</sup>. Plus le conjoint croirait à ces mythes, plus il aura tendance à blâmer la victime ou à minimiser l’agression. Ainsi, il a été montré qu’un conjoint sera plus attentif et soutenant s’il perçoit l’agression comme un acte de violence plutôt qu’un acte sexuel<sup>12</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">De façon général, les personnes blâmant les victimes de viol sont celles présentant un fort niveau de sexisme hostile et d’adhésion aux mythes sur le viol<sup>20</sup>. Ce sont le plus souvent des hommes<sup>21</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Quant aux interactions avec les agents des systèmes juridique et médical, la littérature suggère qu’elles sont souvent mauvaises et vécues par les victimes comme un « second viol », une seconde persécution après le traumatisme initial. La plupart des personnes dénoncées pour viol ne sont pas poursuivies, les victimes traitées aux urgences hospitalières ne reçoivent pas de compréhension et beaucoup d’entre elles n’ont même pas accès à des services de soins psychiatriques de qualité<sup>22</sup>.</p>
<p>A ce propos, certains comportement des policiers et de représentants de la justice, relatés par <a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/muriel%20salmona">Muriel Salmona</a>, psychiatre spécialisée en psychotraumatologie et victimologie, font vraiment froid dans le dos :</p>
<table style="text-align:center;width:495px;height:35px;" width="495" border="0" cellspacing="2" cellpadding="2">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color:#a4e1a9;text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Une adolescente de 13 ans a été violée par trois adultes (ayant autorité) qui l&#8217;ont obligée à visionner avec eux un film pornographique, et ils ont reproduit sur elle toutes les scènes. Le brigadier et la brigadière de police qui l&#8217;auditionnent (audition filmée puisqu&#8217;elle est mineure) se mettent à rire lorsqu&#8217;elle décrit les scènes de viol. Pire, ils ont dit à la victime qu&#8217;elle était une libertine. Ils lui ont demandé si elle aimait être sodomisée. Ils ont même osé dire : &#8220;Tu crois vraiment qu&#8217;une fille qui est violée, elle se débat comme toi ?&#8221; Que penser de ces rires et de ces commentaires ? De telles questions ne peuvent venir de professionnels capables d&#8217;impartialité lors des dépôts de plaintes pour viol. Sans surprise cette brigade des mineurs a mis 8 mois avant de traiter la plainte.</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table style="text-align:center;width:495px;height:35px;" width="495" border="0" cellspacing="2" cellpadding="2">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color:#a4e1a9;text-align:justify;"><span style="color:#333333;">Une autre patiente adolescente de 15 ans a été violée par un ancien camarade de classe. Elle non plus n&#8217;avait jamais eu de rapports sexuels auparavant, mais elle le connaissait. L&#8217;accusé a reconnu qu&#8217;elle avait dit non et qu&#8217;il lui tenait fermement les deux bras. Pourquoi le procureur a-t-il prononcé un non-lieu ? Est-ce parce qu&#8217;elle  avait oublié de leur parler d&#8217;échanges MSN entre eux avant le viol ? Une victime avant d&#8217;être violée doit savoir qu&#8217;elle va être violée et donc éviter tout contact avec le futur agresseur, sinon elle n&#8217;est pas crédible ? ! Le moindre oubli vaut plus que des aveux. Le procureur ne s&#8217;est pas arrêté au non-lieu. Il a déposé une plainte pour dénonciation mensongère pour crime imaginaire. Il a laissé la brigade des mineurs mettre en garde à vue cette adolescente. Garde à vue où les policiers l&#8217;ont traitée de menteuse et lui ont dit que c&#8217;est très grave, qu&#8217;elle risquait 10 ans de prison.</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Aux Etats-Unis, la minimisation des cas de viol – en particulier quand il concerne des femmes pauvres et appartenant à des minorités ethniques- est un grand sujet d’inquiétude. Plusieurs scandales ont éclaté à ce propos<sup>23</sup>.</p>
<h3>Quand est-on le plus blâmé ou le moins cru ?</h3>
<p style="text-align:justify;">L’importance du soutien dépendrait de plusieurs circonstances. Ainsi, les agressions sexuelles les plus graves (avec pénétration : les viols) sont celles qui suscitent le moins de réactions positives et le plus de réactions négatives<sup>24</sup><sup>,</sup><sup>14</sup>. Les victimes appartenant à des minorités ethniques subissent également plus de reproches<sup>24</sup>. Les femmes adhérant le plus à leur genre (c’est-à-dire les femmes les plus « féminines »)  sont perçues comme plus crédibles<sup>2</sup>. Si le viol a été perpétré par un inconnu plutôt que une connaissance, la victime reçoit plus de soutien, probablement parce que les circonstances collent mieux à celle du viol stéréotypé<sup>6,25</sup><sup>,</sup><sup>21</sup> et elle est perçue comme plus crédible<sup>26</sup>. Si la victime a résisté ou si elle a une bonne réputation, elle sera moins blâmée<sup>20</sup>. Enfin, les femmes ayant vécu une agression sans violence physique seront elles aussi plus dénigrées ; elles mettront plus de temps aussi à recherche un traitement médical<sup>10</sup> alors qu’elles seront aussi plus affectées sur le plan psychologique<sup>6</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">En bref, excepté quand le viol correspond au viol stéréotypé (la nuit par un étranger armé, avec une victime totalement pure), les victimes ne sont pas considérés comme totalement innocentes.</p>
<p style="text-align:justify;">Les victimes sont le plus blâmées quand la configuration du viol suggère qu’elles aient pu ressentir une attirance sexuelle envers leur agresseur : ainsi les femmes hétérosexuelles et les hommes homosexuels sont plus blâmés que les lesbiennes et les hommes hétérosexuels<sup>27</sup><sup>,</sup><sup>28</sup><sup>,</sup><sup>29</sup>. Une étude a montré que le viol était jugé comme « plus horrible » et plus traumatisant pour les hommes hétérosexuels que pour les femmes et les hommes homosexuels<sup>30</sup>, comme si le viol était une simple relation sexuelle, et dans un déni complet de la souffrance des femmes et des homosexuels qui en sont victimes. D’après une enquête de 1997, les policiers pensent souvent que le viol est moins traumatisant pour les homosexuels et ils ne prennent pas aux sérieux les plaintes déposées par ceux qu’ils pensent « gays »<sup>31</sup>.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><img class="  " title="campagne alcool" src="http://www.madmoizelle.com/wp-content/uploads/2012/01/psa.png" alt="campagne alcool" width="225" height="283" /><p class="wp-caption-text">&quot;Elle ne voulait pas le faire, mais elle n&#039;a pas pu dire non.&quot; Une campagne américaine contre l&#039;excès d&#039;alcool met l&#039;accent sur le comportement des victimes...</p></div>
<p style="text-align:justify;">Une étude de 2010 a montré que, bien que certaines personnes interrogées ne blâment pas directement la victime, plus de la moitié de celles-ci considéraient que le comportement de la victime (par exemple : sa façon de se vêtir, si elle avait bu de l’alcool…) avait pu causer l’agression sexuelle<sup>32</sup>. Dans la réalité, les  agressions  impliquant  de  l&#8217;alcool  (chez  la victime comme chez l&#8217;agresseur )  sont  également  davantage  associées  à  des réactions  négatives<sup>24</sup>. De même, selon un mythe répandu, les femmes actives sexuellement ont plus tendance à mentir à propos de leur agression sexuelle que les femmes « chastes ». Ainsi, même si on prétend que dans notre société, les femmes ont la possibilité d’avoir autant de partenaires sexuels qu’elles le souhaitent, dans leur réalité, cela leur sera reproché si elles sont victimes de violence sexuelle<sup>2</sup>. Une étude a montré que, lorsqu’une scène de viol est dépeinte à des sujets, ceux-ci auront tendance à plus blâmer la victime si celle-ci est décrite comme portant une jupe courte<sup>33</sup>. Ils considéreront qu&#8217;elle voulait avoir un avoir un rapport sexuel, qu’elle portait une tenue trop suggestive et qu’elle avait provoqué son violeur.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong></p>
<h3 style="text-align:justify;">Le viol : un crime largement impuni du fait des mythes sur les agressions sexuelles</h3>
<p style="text-align:justify;">Le viol est un crime encore largement impuni puisque seuls  5 % des viols de femmes majeures font l’objet d’une plainte  et trois quarts de ces plaintes sont suivies d’un non lieu ou d’un classement sans suite<sup>34</sup> ! Comment expliquer ce phénomène ?</p>
<p style="text-align:justify;">Tout d’abord, certaines personnes ayant subi un rapport sexuel non consenti ne se considèreront pourtant pas comme victime de viol. Il y a plusieurs explications à ce phénomène, notamment l’adhésion aux  mythes autour du viol. Il a été en effet montré que quand une victime adhérait à certains mythes (« quand une victime ne débat pas, ce n’est pas un viol » et « si une femme allume un homme, elle cherche les ennuis ») et qu’elle s’était réellement trouvé dans la situation décrite dans le mythe (ici : qu’elle ne s’est pas débattu ou elle avait séduit son agresseur), elle avait tendance à ne pas se considérer comme victime<sup>35</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Ensuite, si les victimes sont si peu disposées à porter plainte, c’est par peur d’être dénigré par les policiers ou les magistrats<sup>20</sup>. Ainsi, du fait que les victimes ayant été violées par un proche sont plus blâmées que les autres, ces dernières mettent plus de temps à signaler le crime à la police, ce qui contribue d’autant plus à leur incrédibilité<sup>2</sup>. Elles ont également plus tendance à mentir à propos de l’agression<sup>26</sup>.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 164px"><img class=" " title="Matthew Hale" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/23/Portrait_of_Sir_Matthew_Hale_Kt.jpg/220px-Portrait_of_Sir_Matthew_Hale_Kt.jpg" alt="Matthew Hale" width="154" height="229" /><p class="wp-caption-text">Matthew Hale</p></div>
<p style="text-align:justify;">Le dénigrement des victimes affecte non seulement la probabilité que la victime signale le viol à la police mais également la conviction de la police et des jurés qu’il y a bien eu agression.<sup>20</sup> A noter que pour les cas de viol, dans les cours américaines et jusque dans les années 1980, les juges lisaient à voix haute au jury l’avertissement de Hale, un juriste anglais du XVIIIème siècle : « Le viol est une accusation facile à formuler, difficile à prouver, et dont il est encore plus difficile de s’en défendre quand on en est accusé, même si on est parfaitement innocent.» Il est évident que dans de telles circonstance, il est difficile pour une victime d’être prise au sérieux…</p>
<p style="text-align:justify;">Des années 1970 jusqu’aux années 1990, les Etats-Unis connurent plusieurs réformes visant à modifier la législation sur le viol<sup>26</sup><sup>,</sup><sup>23</sup>. Auparavant, la victime devait prouver qu’elle avait résisté à son agresseur, et la défense pouvait, quant à elle, puiser dans le comportement sexuel passé de la victime des circonstances atténuantes au crime. Les légistes pensaient en effet que ces lois archaïques décourageaient les victimes à porter plainte et empêchaient les poursuites contre les violeurs. On tâcha également de mieux former les policiers, les procureurs et les médecins à ce sujet. Des progrès ont été faits, mais malgré tout cela, le problème continue à persister aujourd’hui : de nombreux représentants de la justice, les médias, le public et les victimes elles-mêmes continuent d&#8217;adhérer aux mythes autour du viol<sup>23</sup>. Le mythe le plus persistant chez les magistrats est celui que les femmes mentent régulièrement à propos des accusations sexuelles, bien que les fausses accusations soient rares (2-10%)<sup>36</sup>. Ainsi, la police souhaite souvent que les propos de la victime soient testés par un détecteur de mensonge<sup>23</sup>, ce qui peut avoir pour conséquence que cette dernière, ne se sentant pas crue, retire sa plainte.</p>
<h3 style="text-align:justify;">En conclusion</h3>
<p style="text-align:justify;">La littérature nous apprend que la très grande majorité des victimes d’agressions sexuelles perçoivent des réactions négatives (blâme, moquerie, incrédulité, minimisation de l’agression, manque de soutien social), du fait que les mythes à propos du viol soient très répandus. Ces réactions négatives nuisent très fortement à leur rétablissement et nuisent au bon fonctionnement judiciaire.</p>
<p style="text-align:justify;">Alors, que ça ne devrait pas être aux femmes d’éviter le viol –mais aux violeurs d’arrêter leurs agressions – la société et le système judiciaire attendent toujours d’elles qu’elles le fassent, en résistant, en restreignant leurs déplacements ou en étant pudiques et réservées.</p>
<div>
<p>—————————————————————————————————————————-</p>
</div>
<h2 style="text-align:justify;">Références</h2>
<p style="text-align:justify;">1. Scott MB, Lyman SM. Accounts. <em>Am Sociol Rev</em>. 1968;33(1):46-62.</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Mythes sur les viols. Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?</title>
		<link>http://antisexisme.wordpress.com/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 19:31:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la famille]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<category><![CDATA[agression sexuelle]]></category>
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		<category><![CDATA[mythes sur le viol]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://antisexisme.wordpress.com/?p=346</guid>
		<description><![CDATA[Les mythes autour du viol et leurs conséquences  Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes Partie 4 : Conséquences sur la propension au viol « Evitez de vous habiller comme des salopes si vous [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=346&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Les mythes autour du viol et leurs conséquences </strong></h1>
<h2><strong>Partie 1: Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ?</strong></h2>
<p>Partie 2 : <a href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/16/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-2-les-consequences-pour-la-victime/" target="_blank">les conséquences pour la victime</a><br />
Partie 3 : <a href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/31/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-3/" target="_blank">Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes<br />
</a>Partie 4 : <a title="Mythes autour du viol. Partie 4 : Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol." href="http://antisexisme.wordpress.com/2012/02/12/mythes-autour-du-viol-partie-4-les-mythes-sur-le-viol-augmentent-la-propension-au-viol/" target="_blank">Conséquences sur la propension au viol</a></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img title="Ruelle sombre" src="http://yahoo.bondyblog.fr/wp-content/uploads/2011/06/Sophie.peur_.paris_.nuit_.jpg" alt="Ruelle sombre" width="500" height="330" /><p class="wp-caption-text">Contrairement à la légende, la plupart des viols ne sont pas commis par un étranger dans une petite ruelle sombre</p></div>
<p>« <em>Evitez de vous habiller comme des salopes si vous ne voulez pas vous faire agresser</em> »<br />
Michael Sanguinetti, policier canadien</p>
<p style="text-align:justify;"> « <em>Un viol, c&#8217;est avec un couteau ou un pistolet</em> »<br />
Ivan Levaï, grand journaliste</p>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong>«<em>Tant qu’un homme n’est pas muni d’une arme, d’un couteau ou d’un revolver, une femme peut toujours se défendre</em> »<br />
Catherine Millet, intellectuelle française</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 185px"><img title="Marche des salopes" src="http://msnbcmedia4.msn.com/j/MSNBC/Components/Photo/_new/110506-slutwalk-hmed-330a.grid-8x2.jpg" alt="Slutwalk" width="175" height="114" /><p class="wp-caption-text">Les Slutwalks sont nées en réaction aux propos de Sanguinetti</p></div>
<p style="text-align:justify;">Récemment, l’association <a href="http://www.osezlefeminisme.fr/" target="_blank">Osez le féminisme</a> a lancé <a href="http://www.contreleviol.fr/" target="_blank">une campagne contre le viol</a>, dont l’un des principaux objectifs est de lutter contre <a href="http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/10-idees-recues-sur-le-viol" target="_blank">les idées reçues à propos du viol</a> (« Ce sont surtout les filles provocantes qui sont violées »,  « Le viol est provoqué par la testostérone», etc.)</p>
<p style="text-align:justify;">Ces idées reçues (appelées « rape myths » ou « mythes sur le viol ») et leurs conséquences ont été étudiées par les sociologues et psychologues sociaux. J&#8217;ai décidé d&#8217;y consacrer un article qui sera divisé en plusieurs parties.</p>
<p style="text-align:justify;">Cette première partie explique quels sont ces mythes, pourquoi ils sont faux, et quelles sont les personnes qui y adhèrent. Nous verrons ensuite quelles en sont leurs conséquences et comment ils se transmettent.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Qu’est ce qu’un viol ?</h3>
<p style="text-align:justify;">D’après le CNRTL<sup>1</sup>, le viol est un «rapport sexuel imposé à quelqu&#8217;un par la violence, obtenu par la contrainte, qui constitue pénalement un crime ». Dans le droit français, le viol est défini comme «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu&#8217;il soit, commis sur la personne d&#8217;autrui par violence, contrainte, menace ou surprise».<sup>2</sup></p>
<p style="text-align:justify;">Aux Etats-Unis, 18 à 25% des femmes ont subi soit une tentative de viol, soit un viol dans leur vie <sup>3,4</sup>. En France, d’après les statistiques du CFCV<sup>5</sup>, entre 2003 et 2005, plus de 90% des victimes de viols étaient des femmes et environ 96% des agresseurs, des hommes. Cependant, il se peut qu’il y ait plus de victimes masculines, ces derniers étant moins enclins à se déclarer victimes.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans plus de 75% des cas, la victime connaissait son agresseur<sup>5</sup>. Seulement la moitié des viols est accompagnée de violences physiques et à peine 12% sont commis sous la menace d’une arme<sup>6</sup>. Environ 20 à 25% des victimes tentent de résister physiquement<sup>7</sup>. Le crime a le plus souvent lieu au domicile de la victime (environ 65% des cas)<sup>8</sup>. La moitié des viols a lieu la nuit, l’autre moitié le jour<sup>6</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">La plupart des violeurs dorment tranquillement : seuls  5 % des viols de femmes majeures font l&#8217;objet d&#8217;une plainte<sup>9</sup>. Par ailleurs, le taux de fausses accusations de viol ou d’amplification des faits ne dépasse pas 3 à 8%<sup>5</sup><sup>,</sup><sup>6</sup>, un chiffre semblable à celui des autres crimes.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Quels sont les mythes sur le viol ?</h3>
<p style="text-align:justify;"><strong></strong>Dans l’esprit de la plupart des gens, il existe une image du viol « idéal » qui serait le seul « vrai viol »<sup>10,11</sup>. Ce viol idéal est commis par un étranger armé et fou, et s’accompagne de beaucoup de violence physique. Il se produit la nuit dans une ruelle sombre ou un parking.</p>
<p style="text-align:justify;">Or, cette image ne correspond que très rarement à la réalité décrite. Et quand le viol ne correspond pas à ce viol stéréotypé, la victime subit le blâme<sup>12,13</sup>. Elle l’a méritée ou l’a cherchée : c’est ce qu’on appelle « les mythes autour du viol ».</p>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong>Lonsway et Fitzgerald (1994) ont défini les mythes sur le viol comme les « attitudes et croyances généralement fausses, mais répandues et persistantes,  permettant de nier et de justifier l’agression sexuelle masculine contre les femmes »<sup>14</sup>. On peut les regrouper en trois catégories<sup>15</sup> :</p>
<ul style="text-align:justify;">
<li><span style="text-decoration:underline;">Il ne s’est rien produit.</span> Un certains nombre de mythes promeuvent l’idée que les femmes accusent souvent les hommes à tord de viol. Jusque dans les années 1980, on lisait fréquemment dans les cours américaine lors des procès pour viol l’avertissement de Hale<sup>16</sup> : « Il est facile d’accuser quelqu’un de viol, difficile de prouver un viol, et encore plus difficile d’être défendu si on est accusé, même quand on est innocent ».   Actuellement, on tient dans les cours de justice un langage à peu près similaire<sup>16</sup>. Dans plusieurs études récentes, 20% des personnes interrogées estimaient que les accusations de viol étaient fausses<sup>16,17</sup>. Un autre mythe prégnant consiste à affirmer que la victime exagère et à minimiser les faits (Par exemple, le fameux « il n’y a pas mort d’homme » de Jack Lang)<sup>15,18</sup>.</li>
</ul>
<ul style="text-align:justify;">
<li><span style="text-decoration:underline;">Elle l’a voulu ou elle a aimé.</span> Ce sont les mythes prétendant qu’une femme qui dit « non » pense « oui » ; que la violence est sexuellement excitante pour les femmes ; que la victime aurait pu résister si vraiment elle n’était pas consentante. Des études montrent que 1 à 4% des étudiantes américaines croient que les femmes désirent secrètement être violées<sup>13,19</sup>, tandis que 15 à 16% des étudiants hommes croient ce mythe<sup>16,13</sup>. Si le viol a eu lieu dans un endroit pour séduire (par exemple : un rendez-vous galant, un bar…), le mythe est d’autant plus fort<sup>10</sup>. A noter qu’on considère également que les femmes sexuellement actives, et particulièrement les « travailleuses du sexe » comme les actrices de pornographie ou les prostituées, ne peuvent pas ne pas être consentantes<sup>12</sup> !</li>
</ul>
<ul style="text-align:justify;">
<li><span style="text-decoration:underline;">Elle l’a mérité</span> : Ce sont les mythes comme “Elle était habillée de manière trop sexy » ou “Elle marchait seule la nuit”. Carmody et Washington (2001) ont montré qu’environ 21% des femmes interrogées dans leur étude estimaient que les femmes cherchaient qui s’habillent de manière provocante cherchent les problèmes<sup>19</sup>. Johnson et al. (1997) ont trouvé que 27% des hommes et 10% des femmes considéraient que les femmes, par leur comportement, provoquent le viol<sup>13</sup>. Une autre enquête indique que 22% des gens interrogés pensaient qu’une femme était totalement ou partiellement responsable de son viol si elle avait plusieurs partenaires sexuels et 26% croyaient qu’elle était au moins en partie responsable si elle portait des vêtements trop sexy.</li>
</ul>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><img title="Raphaëla Anderson" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSclyncTFzuk-yBSc2UMFtRJ-yM4Qnk2egrcl9PcYj_corGjLHUq10VxQ-iFQ" alt="Raphaëla Anderson" width="301" height="199" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Raphaëla Anderson, ancienne actrice de X, n&#8217;a pas été prise au sérieux lorsqu&#8217;elle a porté plainte pour son viol. Le procureur lui a dit &#8220;C&#8217;est normal de se faire violer quand on fait du porno&#8221;.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;">Ces mythes ont pour principale fonction de rendre la victime coupable et de déresponsabiliser le violeur. En effet, il a été clairement montré que les personnes adhérant à ces mythes ont tendances à blâmer la victime et à chercher des excuses aux violeurs<sup>20</sup>. Ces mythes ont été par exemple particulièrement entendus lors de l’affaire Strauss-Kahn. Nafissatou Diallo a été considérée comme « peu crédible » car elle aurait menti dans le passé afin de pouvoir immigré, parce qu’elle aurait été intéressée par l’argent et mariée à un dealer. De même, on a accusé Tristane Banon d’avoir eu une attitude trop « légère » pour avoir été violée.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Qui sont ceux qui adhèrent aux mythes sur le viol ?</h3>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong>Il a été montré, en utilisant des échelles de mesure de l’adhésion aux mythes autour du viol (avec des questions fermées), qu’entre 25% et 35% des gens adhèrent à la majorité de ces mythes<sup>14</sup>. Cependant dans une étude utilisant des questions ouvertes, près de 66% des personnes interrogées approuvaient les mythes autour du viol<sup>18</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Une constante dans la littérature est que les hommes adhèrent plus souvent aux mythes autour du viol que les femmes<sup>18</sup>, et plus particulièrement les hommes adoptant une attitude masculine stéréotypée<sup>20,21</sup>. Le sexisme hostile à l’endroit des femmes est corrélé à l’adhésion aux mythes autour du viol, mais c’est également le cas de certaines idées du sexisme bienveillant comme « les sexes sont complémentaires » ou « les femmes sont toutes des princesses »<sup>22–25</sup>.  D’autres études ont montré que le racisme, l’homophobie, la discrimination de classes et l’intolérance religieuse sont également corrélés à l’adhésion aux mythes sur le viol<sup>26–28</sup>. Les personnes pensant que la motivation du violeur est non pas sexuelle mais est l’exercice d’un pouvoir sur sa victime sont peu procpices à croire aux mythes sur le viol. Enfin, l’adhésion  aux  mythes  concernant  l&#8217;agression  sexuelle  est  liée  à  la méconnaissance  de  la  définition  légale de ce crime<sup>11</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><br />
</strong></p>
<p>—————————————————————————————————————————-</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">1. Définition de VIOL. CNRTL. 2009. Available at: <a href="http://www.cnrtl.fr/definition/viol">http://www.cnrtl.fr/definition/viol</a>  Consulté novembre 27, 2011.</p>
<p style="text-align:justify;">2.Légifrance : article 222-23 du Code pénal. 2011. Available at: <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006181753&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070719">http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006181753&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070719</a> Consulté novembre 27, 2011.</p>
<p style="text-align:justify;">3. <strong>Fisher BS, Cullen FT et Turner MG</strong>. The sexual victimization of college women. 2000.</p>
<p style="text-align:justify;">4. <strong>Tjaden P &amp; Thoennes N.</strong> Prevalence and Consequences of Male-to-female and Female-to-male Intimate Partner Violence as Measured by the National Violence Against Women Survey. Violence Against Women. 2000;6:142-161.</p>
<p style="text-align:justify;">5. Bulletin 2006. Collectif Féministe Contre le Viol; 2006.</p>
<p style="text-align:justify;">6. Bulletin 2003. Collectif Féministe Contre le Viol; 2003.</p>
<p style="text-align:justify;">7. <strong>Ullman SE.</strong> A 10-Year Update of « Review and Critique of Empirical Studies of Rape Avoidance ». Criminal Justice and Behavior. 2007;34:411-429.</p>
<p style="text-align:justify;">8. <strong>Zucker D</strong>. Viol : approches judiciaires, policières, médicales et psychologiques : actes du colloque. Bruxelles: Kluwer; 2005.</p>
<p style="text-align:justify;">9. <strong>Jaspard M</strong>. Nommer et compter les violences envers les femmes : une première enquête nationale en France. Population et Sociétés. 2001. Available at: <a href="http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/bdd/publication/138">http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/bdd/publication/138</a>/ Consulté décembre 3, 2011.</p>
<p style="text-align:justify;">10. <strong>Odem M</strong>. Confronting rape and sexual assault. Wilmington  Del.: Scholarly Resources; 1998.</p>
<p style="text-align:justify;">11. <strong>Bilette V, Guay S et Marchand A.</strong> Le soutien social et les conséquences psychologiques d’une agression sexuelle  : synthèse des écrits. Santé mentale au Québec. 2005;30(2):101-120.</p>
<p style="text-align:justify;">12. <strong>Page AD.</strong> Judging Women and Defining Crime : Police Officers’ Attitude Toward Women and Rape. Sociological Spectrum. 2008;28:389-411.</p>
<p style="text-align:justify;">13.<strong> Johnson BE, Kuck DL et Schander PR.</strong> Rape Myth Acceptance and Sociodemographic Characteristics: A Multidimensional Analysis. Sex Roles. 1997;36(11-12):693-707.</p>
<p style="text-align:justify;">14. <strong>Lonsway KA, &amp; Fitzgerald LF</strong>. Rape Myths. In Review. Psychology of Women Quarterly. 1994;18:133-164.</p>
<p style="text-align:justify;">15. <strong>Koss M.</strong> No safe haven : male violence against women at home, at work, and in the community. 1er éd. Washington  D.C.: American Psychological Association; 1994.</p>
<p style="text-align:justify;">16. <strong>Edwards KM, Turchik JA, Dardis CM, Reynolds N et Gidycz CA.</strong> Rape Myths: History, Individual and Institutional-Level Presence, and Implications for Change. Sex Roles. 2011;65:761-773.</p>
<p style="text-align:justify;">17. <strong>Kahlor L &amp; Morrison D.</strong> Television Viewing and Rape Myth Acceptance among College Women. Sex Roles. 2007;56:729-739.</p>
<p style="text-align:justify;">18. <strong>Buddie AM &amp; Miller AG.</strong> Beyond rape myths: A more complex view of perceptions of rape victims. Sex roles. 2001;45(3-4):139-160.</p>
<p style="text-align:justify;">19. <strong>Carmody DC &amp; Washington LM</strong>. Rape Myth Acceptance Among College Women: The Impact of Race and Prior Victimization. Journal of Interpersonal Violence. 2001;16:424-436.</p>
<p style="text-align:justify;">20. <strong>Kopper BA.</strong> Gender, gender identity, rape myth acceptance, and time of initial resistance on the perception of acquaintance rape blame and avoidability. Sex Roles. 1996;34:81-93.</p>
<p style="text-align:justify;">21. <strong>Pollard P</strong>. Judgements about victims and attackers in depicted rapes: A review. British Journal of Social Psychology. Available at: <a href="http://psycnet.apa.org/psycinfo/1993-22048-001">http://psycnet.apa.org/psycinfo/1993-22048-001</a>  Consulté décembre 4, 2011.</p>
<p style="text-align:justify;">22. <strong>Abrams D, Viki GT, Masser B et Bohner G</strong>. Perceptions of stranger and acquaintance rape: The role of benevolent and hostile sexism in victim blame and rape proclivity. Journal of Personality and Social Psychology. 2003;84:111-125.</p>
<p style="text-align:justify;">23. <strong>Viki GT, Abrams D et  Masser B.</strong> Evaluating Stranger and Acquaintance Rape: The Role of Benevolent Sexism in Perpetrator Blame and Recommended Sentence Length. Law and Human Behavior. 2004;28:295-303.</p>
<p style="text-align:justify;">24.<strong> Chapleau KM, Oswald DL et  Russell BL</strong>. How Ambivalent Sexism Toward Women and Men Support Rape Myth Acceptance. Sex Roles. 2007;57:131-136.</p>
<p style="text-align:justify;">25. <strong>Glick P &amp; Fiske ST</strong>. Hostile and Benevolent Sexism. Psychology of Women Quarterly. 1997;21(1):119 -135.</p>
<p style="text-align:justify;">26. <strong>Aosved AC &amp; Long PJ</strong>. Co-occurrence of Rape Myth Acceptance, Sexism, Racism, Homophobia, Ageism, Classism, and Religious Intolerance. Sex Roles. 2006;55:481-492.</p>
<p style="text-align:justify;">27. <strong>Süssenbach P &amp; Bohner G</strong>. Acceptance of sexual aggression myths in a representative sample of German residents. Aggressive Behavior. 2011;37(4):374-385.</p>
<p style="text-align:justify;">28. <strong>Payne DL, Lonsway KA et Fitzgerald LF</strong>. Rape Myth Acceptance: Exploration of Its Structure and Its Measurement Using theIllinois Rape Myth Acceptance Scale. Journal of Research in Personality. 1999;33(1):27-68.</p>
<p style="text-align:justify;">29. Sexual assault research. Summary report. Amnesty International UK; 2005.</p>
<p style="text-align:justify;">.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/antisexisme.wordpress.com/346/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/antisexisme.wordpress.com/346/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/antisexisme.wordpress.com/346/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/antisexisme.wordpress.com/346/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/antisexisme.wordpress.com/346/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/antisexisme.wordpress.com/346/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/antisexisme.wordpress.com/346/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/antisexisme.wordpress.com/346/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/antisexisme.wordpress.com/346/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/antisexisme.wordpress.com/346/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/antisexisme.wordpress.com/346/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/antisexisme.wordpress.com/346/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/antisexisme.wordpress.com/346/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/antisexisme.wordpress.com/346/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=346&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Ruelle sombre</media:title>
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			<media:title type="html">Marche des salopes</media:title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 10:43:22 +0000</pubDate>
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<p style="text-align:justify;">Merci ! ! !</p>
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		<title>Virilité et violence</title>
		<link>http://antisexisme.wordpress.com/2011/10/22/virilite-et-violence/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 12:04:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clichés et Stéréotypes]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[agression]]></category>
		<category><![CDATA[homme]]></category>
		<category><![CDATA[homophobie]]></category>
		<category><![CDATA[masculinité]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<category><![CDATA[virilisme]]></category>
		<category><![CDATA[virilité]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Le privilège masculin est aussi un piège et il trouve sa contrepartie dans la tension et la contention permanentes, parfois poussées à l’absurde, qu’impose à chaque homme le devoir d’affirmer en toute circonstance sa virilité.&#8221; Pierre Bourdieu 1 Une virilité précaire Dans de très nombreuses cultures, la virilité, contrairement à la féminité, est perçue non [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=299&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><em>&#8220;Le privilège masculin est aussi un piège et il trouve sa contrepartie dans la tension et la contention permanentes, parfois poussées à l’absurde, qu’impose à chaque homme le devoir d’affirmer en toute circonstance sa virilité.&#8221;<br />
</em>Pierre Bourdieu <sup>1<br />
</sup></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Une virilité précaire</strong></p>
<div id="attachment_311" class="wp-caption alignleft" style="width: 138px"><img class=" wp-image-311   " title="50 cents" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/10/50-cents.png?w=128&#038;h=179" alt="50 cents" width="128" height="179" /><p class="wp-caption-text">Force, agressivité et stoïcisme : voici un homme viril</p></div>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Dans de très nombreuses cultures, la virilité, contrairement à la féminité, est perçue non comme quelque chose d’inné, mais comme un statut social, prestigieux, qui s’acquiert<sup>2,3</sup><sup>,</sup><sup>4</sup><sup>,</sup><sup>5</sup>. Cela est sans doute à mettre en relation avec le patriarcat<sup>6</sup> : la virilité est un statut social « supérieur », un honneur,  permettant à l’homme de réellement se distinguer de la femme.</p>
<p style="text-align:justify;">De ce fait, cela explique pourquoi les jeunes garçons adoptant des comportements dits féminins sont jugés très négativement, bien plus qu’une fille adoptant un comportement traditionnellement masculin<sup>7,8</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans certaines cultures, des rites permettent aux garçons de devenir « un vrai homme » : circoncision, mise à mort d’une antilope, scarification<sup>2,3</sup>… Tous ces « rites de passages » se démarquent soit pas leur dangerosité soit pas leur caractère douloureux. En effet, la virilité est toujours synonyme de force, de courage et d’impassibilité devant la douleur ou la mort.</p>
<p style="text-align:justify;">En Occident, il n’existe pas de rites de passages formels, qui permettraient de prouver que le garçon est devenu un vrai homme. Cela expliquerait pourquoi les hommes occidentaux passeraient une bonne partie de leur temps à prouver leur virilité par des démonstrations publiques informelles, telles que : jouer à des jeux à boire, faire des paris stupides, rouler vite, avoir de nombreuses conquêtes sexuelles… De la taille d’un poisson pêché au nombre de conquêtes sexuelles, les hommes cherchent toujours à montrer qu’« ils ont la plus grosse » dans tous les domaines de la vie. Difficile à obtenir, la virilité se perdrait très facilement, à chaque moment de faiblesse. Ainsi, beaucoup d’hommes refusent de demander de l’aide par peur de perdre leur virilité<sup>9</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Les caractéristiques de la virilité sont assez constantes d’une culture à une autre. L’anthropologue David Gilmore a pu montrer que, que ce soit en Europe, en Inde ou en Afrique, la virilité correspond à la dureté, l’action, l’agressivité, le stoïcisme émotionnel et une sexualité quasi-incontrôlable<sup>2</sup>. Plusieurs travaux ont montré qu’aux Etats-Unis, agression, dureté et action physique sont les éléments centraux du concept de virilité<sup>10,11</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Menace sur la virilité, anxiété et résolution par l’agression physique</strong></p>
<div id="attachment_317" class="wp-caption alignright" style="width: 175px"><img class=" wp-image-317  " title="Angoisse et agressivité" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/10/cart_anger.jpg?w=165&#038;h=165" alt="Angoisse et agressivité" width="165" height="165" /><p class="wp-caption-text">Une virilité menacée conduit à l&#039;angoisse, que l&#039;agression physique résolve.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Il a été montré qu’une virilité menacée est source d’angoisse pour les hommes<sup>3</sup><sup>,</sup><sup>5</sup>. On a ainsi fait croire à des hommes qu’un test psychologique avait permis d’estimer qu’ils étaient plus féminins que masculins. Leur  niveau de stress était significativement plus fort que ceux dont la virilité n’était pas menacée. A l’inverse, les femmes ne vivaient pas ce genre d’angoisse quand on leur disait qu’elles avaient un esprit plutôt masculin<sup>3</sup></p>
<p style="text-align:justify;">Les hommes se suicident trois fois plus que les femmes<sup>12</sup>. Quand on demande ce qui fait le plus peur aux femmes, celles-ci répondent que c’est le viol et le meurtre. Quant aux hommes, c’est l’idée qu’on puisse rire d’eux, autrement dit de perdre leur honneur, leur virilité<sup>6</sup>&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Or, l’agression physique serait une tactique pour rétablir la virilité menacée. En effet, les hommes dont la virilité est menacée ont plus de pensées agressives que des hommes non menacés<sup>3</sup><sup>,</sup><sup>5</sup>… Cela est corroboré par une autre étude, dans laquelle un groupe d’hommes a été forcé de se comporter de manière «féminine» : ils ont du tresser des cheveux. Dans un autre groupe, des hommes ont du  tresser une corde. Les deux groupes d’hommes avaient ensuite le choix entre soit frapper un sac ou soit résoudre un puzzle. Les hommes ayant tressé les cheveux ont majoritairement choisi de taper le sac, contrairement à ceux ayant tressé une corde. De plus, les hommes ayant tressé des cheveux cognaient plus fort que les autres. Enfin, quand les hommes ayant fait des nattes n’avaient pas la possibilité de boxer le sac, leur niveau d’anxiété était plus élevé que s’ils avaient la possibilité de le frapper<sup>13</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais qui sont les principaux juges de la virilité ? Les hommes. Ce sont les hommes qui jugent de la virilité des autres hommes. Leur virilité doit être approuvée par leurs pairs<sup>6</sup> . Les femmes ne sont pas celles qui punissent le plus sévèrement les “tapettes” ayant perdu leur virilité. De plus, les hommes juge la virilité plus précaire que les femmes. Il la lie clairement à l’action et à l’agression, alors que la femme la relie plus à l’endurance<sup>4</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Femmes, homosexuels, « tapettes »… qu’arrive t-il à ceux qui ne sont pas virils ?</strong></p>
<p style="text-align:justify;">L’homophobie est également l’un des grands aspects de la virilisation extrême. En réalité, l’homophobie n’est pas seulement la haine des homosexuels, mais la haine de tout ce qui n’est pas considéré comme viril<sup>6</sup> : hommes féminins, homosexuels (les deux étant souvent abusivement associés), femmes. En effet, ces derniers sont censés représenter  l’anti-virilité, ceux contre lesquels se construit l’homme hétérosexuel viril<sup>6</sup>. Pas étonnant donc que l’homme viril les infériorise.</p>
<p style="text-align:justify;">Les insultes homophobes sont utilisées chez les jeunes garçons bien avant la puberté. Dans ce cas-là, en réalité, elles sont souvent peu en rapport direct avec l’orientation sexuelle de la cible<sup>14</sup>. Elles servent avant tout à designer un garçon ou un homme considéré comme faible, émotif, studieux ou peu sportif. Bref, elles servent avant tout à stigmatiser l’homme « féminin » qui perd en prestige en se comportant comme le « sexe faible ». Les insultes homophobes sont considérées comme extrêmement offensantes<sup>14</sup>, prouvant par là à quel point la société occidentale est sexiste : être assimilé au genre féminin, aux femmes, est la pire chose qui puisse arriver à un homme. Le problème n’est donc pas tant l’orientation sexuelle que le genre.</p>
<div id="attachment_319" class="wp-caption alignleft" style="width: 127px"><img class=" wp-image-319   " title="suicide des homosexuels" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/10/suicide-homosexuels.gif?w=117&#038;h=130" alt="Suicide des homosexuels" width="117" height="130" /><p class="wp-caption-text">Les homosexuels se suicident beaucoup plus que les hétérosexuels.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Ces insultes homophobes à l’école peuvent avoir des conséquences dramatiques. Ainsi, une étude a montré que la majorité des jeunes hommes responsables de fusillades dans des lycées ont tous été victimes d’harcèlement, et en particulier d’insultes homophobes<sup>15</sup>. A nouveau, la violence a été ici utilisée comme moyen pour rétablir la virilité des assassins. Par ailleurs, les hommes homosexuels, en particulier les jeunes, ont 4 à 7 fois plus de risques d’avoir déjà fait une tentative de suicide que les hétérosexuels<sup>16</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">La « virilisation » dans ses formes extrêmes conduit également à l’hostilité à l’égard des femmes<sup>6,17</sup>. Les hommes les plus stéréotypés peuvent être prédisposés aux violences sexuelles. Ils perdent également leur capacité à ressentir de l’empathie et le besoin d’intimité avec autrui<sup>17</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">D’après Turvey 1999<sup>18</sup>, qui a proposé une classification des violeurs en fonction de leur motivation, la virilité pourrait être impliquée de deux façons dans le viol :</p>
<p style="text-align:justify;">-          Un individu anxieux par rapport à sa virilité peut vouloir se rassurer en violant. Cela rétablira à ses yeux sa virilité.</p>
<p style="text-align:justify;">-          A l’inverse, un individu ayant le sentiment d’avoir une virilité importante, croit qu’il est en  droit d’agresser sexuellement, afin de montrer sa supériorité. Le violeur recherche alors à contrôler, humilier sa victime qui est ici considérée comme un objet.</p>
<div id="attachment_320" class="wp-caption alignright" style="width: 154px"><img class="size-medium wp-image-320   " title="Violences conjugales" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/10/visage-ecchymoses.jpg?w=144&#038;h=116" alt="Violences conjugales" width="144" height="116" /><p class="wp-caption-text">La virilité de son compagnon était sans doute menacée...</p></div>
<p style="text-align:justify;">Il a été mis en évidence que la menace sur la virilité était un important facteur explicatif des violences conjugales<sup>19</sup>. Une étude montre</p>
<p style="text-align:justify;">que, en particulier dans les cultures où le sens de l’honneur est important, la réputation d’un homme est vue comme salie, si sa compagne le trompe. Dans ce cas, l’usage de la violence contre la femme infidèle, est considéré comme un moyen de rétablir l’honneur (et donc la virilité) de l’homme<sup>20</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Conclusion</strong></p>
<p style="text-align:justify;">On l’a vu, les hommes se suicident trois fois plus que les femmes<sup>12</sup>. Leur espérance de vie est également réduite, notamment à cause de comportement à risques (tabac, accident de voiture)<sup>21</sup>. Enfin, ils représentent l’immense majorité de la population carcérale (96,3 %)<sup>22</sup>. La peur de la perte de virilité est sources d’angoisses permanentes, source de prises de risques inutiles et source de violence. On peut ainsi supposer que l’injonction d’ « être un vrai homme, un vrai de vrai » est source d’énormément de souffrance dans notre société.</p>
<p style="text-align:justify;">Or l’idée que la virilité est un statut particulier qui distingue l’homme de la femme tire son origine de l’infériorisation de la femme. Elle provient également du côté prestigieux de la force, de la puissance et de la violence dans notre société.</p>
<p style="text-align:justify;">A la fin du XIXème siècle, les juifs d’Europe Centrale refusèrent le modèle masculin traditionnel basé sur l’action et l’agression<sup>23</sup>. Ils dévalorisèrent l’exercice physique et le sport au profit de l’intellect et du développement de dispositions douces et pacifiques. Dans la communauté juive de cette époque, on peut noter la remarquable absence de crimes liés à l’ivrognerie (très communs dans les milieux chrétiens d’alors), de délits provoqués par des rivalités d’hommes, de violences exercées contre les femmes. Les crimes de sang et les viols sont extrêmement rares dans la criminalité juive<sup>23</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Il semble donc nécessaire de venir à une société plus égalitaire et réfléchir à une nouvelle masculinité, moins construite contre les femmes et sur l’agressivité.</p>
<p>—————————————————————————————————————————-</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><strong>Maïa Mazaurette.</strong> <a href="http://www.sexactu.com/2011/05/16/la-boite-1-theorie/" target="_blank">La boîte. 1. Théorie. </a>16 May 2011</p>
<p><strong>Christophe Gentaz.</strong> <a href="http://www.infokiosques.net/IMG/pdf/gentaz-h_brochure.pdf" target="_blank">L&#8217;homophobie masculine : préservatif psychique de la virilité ?</a> 1994</p>
<p>—————————————————————————————————————————-</p>
<p><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">1. <strong>Bourdieu P.</strong> La domination masculine. Paris: Éditions du Seuil; 1998.</p>
<p style="text-align:justify;">2.<strong> Gilmore D.</strong> Manhood in the making : Cultural concepts of masculinity. New Haven  Conn.: Yale University Press; 1991.</p>
<p style="text-align:justify;">3. <strong>Vandello JA, Bosson JK, Cohen D, Burnaford RM, Weaver JR.</strong> Precarious manhood. Journal of Personality and Social Psychology. 2008;95:1325-1339.</p>
<p style="text-align:justify;">4. <strong>Weaver JR, Vandello JA, Bosson JK, Burnaford RM.</strong> The Proof is in the Punch: Gender Differences in Perceptions of Action and Aggression as Components of Manhood. Sex Roles. 2009;62:241-251.</p>
<p style="text-align:justify;">5.<strong> Bosson JK, Vandello JA.</strong> Precarious Manhood and Its Links to Action and Aggression. Current Directions in Psychological Science. 2011;20:82-86.</p>
<p style="text-align:justify;">6. <strong>Kimmel MS.</strong> Masculinity as homophobia: Fear, shame and silence in the construction of gender identity. Toward a new psychology of gender. Feminism and masculinities. 1997.</p>
<p style="text-align:justify;">7. <strong>Kenneth Sandnabba N, Ahlberg C.</strong> Parents’ Attitudes and Expectations About Children’s Cross-Gender Behavior. 1999;40(3-4):249-263.</p>
<p style="text-align:justify;">8. <strong>Martin CL.</strong> Attitudes and expectations about children with nontraditional and traditional gender roles. Sex Roles. 1990;22:151-166.</p>
<p style="text-align:justify;">9. <strong>Addis ME, Mahalik JR.</strong> Men, masculinity, and the contexts of help seeking. Am Psychol. 2003;58(1):5-14.</p>
<p style="text-align:justify;">10. <strong>Levant RF.</strong> The new psychology of men. Professional Psychology: Research and Practice. 1996;27:259-265.</p>
<p style="text-align:justify;">11.<strong> Oswald DL, Lindstedt K.</strong> The Content and Function of Gender Self-stereotypes: An Exploratory Investigation. Sex Roles. 2006;54:447-458.</p>
<p style="text-align:justify;">12. WHO | Country reports and charts available | Suicides rates. Available at: <a title="http://www.who.int/mental_health/prevention/suicide/country_reports/en/index.html" href="http://www.who.int/mental_health/prevention/suicide/country_reports/en/index.html">http://www.who.int/mental_health/prevention/suicide/country_reports/en/index.html</a>. Consulté octobre 21, 2011.</p>
<p style="text-align:justify;">13. <strong>Bosson JK, Vandello JA, Burnaford RM, Weaver JR, Arzu Wasti S.</strong> Precarious Manhood and Displays of Physical Aggression. Personality and Social Psychology Bulletin. 2009;35:623-634.</p>
<p style="text-align:justify;">14.<strong> Plummer D.</strong> The quest for modern manhood: masculine stereotypes, peer culture and the social significance of homophobia. Journal of Adolescence. 2001;24:15-23.</p>
<p style="text-align:justify;">15. <strong>Kimmel MS, Mahler M</strong>. Adolescent Masculinity, Homophobia, and Violence: Random School Shootings, 1982-2001. American Behavioral Scientist. 2003;46:1439-1458.</p>
<p style="text-align:justify;">16. <strong>Firdion JM, Verdier E.</strong> Suicide et tentative de suicide parmi les personnes à orientation homo/bisexuelle. Homosexualités au temps du sida. Tensions sociales et identitaires. 2003.</p>
<p style="text-align:justify;">17. <strong>Lisak D, Ivan C.</strong> Deficits in Intimacy and Empathy in Sexually Aggressive Men. Journal of Interpersonal Violence. 1995;10:296-308.</p>
<p style="text-align:justify;">18. <strong>Turvey B.</strong> Criminal profiling : an introduction to behavioral evidence analysis. San Diego  Calif.: Academic Press; 1999.</p>
<p style="text-align:justify;">19. <strong>Jakupcak M, Lisak D, Roemer L.</strong> The role of masculine ideology and masculine gender role stress in men’s perpetration of relationship violence. Psychology of Men &amp; Masculinity. 2002;3:97-106.</p>
<p style="text-align:justify;">20. <strong>Vandello JA, Cohen D.</strong> Male honor and female fidelity: Implicit cultural scripts that perpetuate domestic violence. Journal of Personality and Social Psychology. 2003;84:997-1010.</p>
<p style="text-align:justify;">21. <strong>Meslé F.</strong> Espérance de vie : un avantage féminin menacé ? Population et sociétés. 2004;(402).</p>
<p style="text-align:justify;">22. Statistique du Ministère de la Justice sur la population écrouée et détenue en France en mars 2007. Ministère de la Justice; 2007.</p>
<p style="text-align:justify;">23. <strong>Karady V.</strong> Les Juifs et la violence stalinienne. Actes de la recherche en sciences sociales. 1997;120(123):3-</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/antisexisme.wordpress.com/299/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/antisexisme.wordpress.com/299/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/antisexisme.wordpress.com/299/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/antisexisme.wordpress.com/299/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/antisexisme.wordpress.com/299/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/antisexisme.wordpress.com/299/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/antisexisme.wordpress.com/299/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/antisexisme.wordpress.com/299/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/antisexisme.wordpress.com/299/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/antisexisme.wordpress.com/299/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/antisexisme.wordpress.com/299/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/antisexisme.wordpress.com/299/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/antisexisme.wordpress.com/299/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/antisexisme.wordpress.com/299/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=299&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">suicide des homosexuels</media:title>
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			<media:title type="html">Violences conjugales</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Tag : deux films et une série politiquement incorrects</title>
		<link>http://antisexisme.wordpress.com/2011/08/23/tag-deux-films-et-une-serie-politiquement-incorrects/</link>
		<comments>http://antisexisme.wordpress.com/2011/08/23/tag-deux-films-et-une-serie-politiquement-incorrects/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 18:33:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tags]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://antisexisme.wordpress.com/?p=258</guid>
		<description><![CDATA[Me voilà taguée, pour la première, par Kalista que je remercie ! Alors trois films politiquement incorrects, qui vont contre mes convictions, mais que j&#8217;apprécie bien quand même&#8230; Eh ben, en fait, c&#8217;est pas si simple.. Mes films préférés sont relativement peu sexistes (sans pour autant être particulièrement féministes), que ce soit Elephant Man, the [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=258&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Me voilà taguée, pour la première, par <a href="http://journalennoiretblanc.blogspot.com" target="_blank">Kalista</a> que je remercie !</p>
<p style="text-align:justify;">Alors trois films politiquement incorrects, qui vont contre mes convictions, mais que j&#8217;apprécie bien quand même&#8230; Eh ben, en fait, c&#8217;est pas si simple.. Mes films préférés sont relativement peu sexistes (sans pour autant être particulièrement féministes), que ce soit <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=180.html" target="_blank"><em>Elephant Man</em></a>, the <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3363.html" target="_blank"><em>Dark Crystal</em></a> ou bien <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=42006.html" target="_blank"><em>Microcosmos</em></a>. Du coup, je me permets de tricher un peu, et de remplacer un film par une série que je regarde en ce moment.</p>
<p style="text-align:justify;">Alors voici :</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le Seigneur des Anneaux</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Voilà, j&#8217;adore le Seigneur des Anneaux, son ambiance, sa magie. Mais, première chose décevante : il n&#8217;y a aucun personnage féminin dans la Communauté de l&#8217;Anneau. D&#8217;ailleurs, les femmes sont plutôt rares dans l&#8217;ensemble du film. J&#8217;en compte trois importantes : Arwen, Gadabriel et Eowyn. Les deux premières sont stéréotypées : elles sont belles, mystérieuses, bien élevées et&#8230; elles maîtrisent la magie. Or, Bourdieu vous dirait qu&#8217;on attribut toujours aux femmes un fameux pouvoir caché, &#8220;magique&#8221; : quand ce ne sont pas des sorcières, ce sont des séductrices manipulatrices. Contrairement aux hommes, elles n&#8217;auraient pas une force visible et franche, mais sournoise. Bref, la magie est typiquement féminine (il n&#8217;y a qu&#8217;à voir les personnages de RPG).</p>
<p style="text-align:justify;">Heureusement, Eowyn est là pour nous sauver d&#8217;un univers trop stéréotypé ! Ouf ! Elle est certes, elle aussi très belle, mais elle sait manier l&#8217;épée. Elle se travestit pour faire la guerre et parvient même à tuer le chef des Nazgûl. Bravo Eowyn ! Notez cependant, qu&#8217;elle se fait jeter par Aragorn, de qui elle est amoureuse. Serait-ce le prix d&#8217;une trop grande indépendance vis-vis de son genre ? Aragorn préfèrerait-il les femmes bien dans leur rôle, comme Arwen ? Peut-être&#8230; Heureusement, Eowyn arrivera à séduire Faramir, moins macho visiblement qu&#8217;Aragorn !</p>
<p style="text-align:justify;">A noter aussi que Frodon et les hobbits ne représentent pas particulièrement l&#8217;archétype du héros viril.</p>
<p style="text-align:justify;">Allez, pour le coup, je vous mets la fameuse scène où Eowyn tue le Nazgûl</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/08/23/tag-deux-films-et-une-serie-politiquement-incorrects/"><img src="http://img.youtube.com/vi/mJA9QLY0Iew/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Indiana Jones </strong></p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 257px"><img title="Indiana Jones macho" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQNRFbHpt7pvzsqGUyEds6m72zA0MB9ndUENDTsW9xPCwRkD_-tCQ" alt="Indiana Jones et la Dernière croisade" width="247" height="138" /><p class="wp-caption-text">Indiana Jones et (le cul de) Elsa Schneider</p></div>
<p style="text-align:justify;">Alors, qu&#8217;y a t-il à dire sur Indiana Jones ? Il est beau, musclé, fort, séducteur, intelligent, courageux, intrépide, sûr de lui&#8230; Bref, c&#8217;est le parfait mâle blanc dominant ! Et les femmes là-dedans ? Ben, d&#8217;abord, elles sont bien sûr, toutes très belles. Ensuite, au niveau personnalité, elles sont soit caractérielle (Marion, quoique cette dernière boit comme un trou et sort un peu de son rôle de femme&#8230;), soit totalement stupide (Willie Scott) ou alors perfide et hypocrite (le docteur Elsa Schneider). Et elles tombent toutes, bien sur, sous le charme du docteur Jones, qui prendra un malin plaisir à les collectionner comme des trophées. Enfin, elles hurlent toutes plutôt fort et assez fréquemment. Bref, Indiana Jones, c&#8217;est très macho, mais ce n&#8217;est pas tout :  c&#8217;est aussi raciste. Ainsi, dans le Temple Maudit, les Indiens sont représentés soit en train de bouffer n&#8217;importe quoi (soupe aux yeux d&#8217;éléphant par exemple), soit faisant des sacrifices humains, ou alors en train de crever de faim comme des misérables (heureusement l&#8217;homme blanc vient pour les sauver). Bonne nouvelle cependant : Indiana Jones, c&#8217;est à fond du <strong>2nd degré</strong> ! Ca joue sur les codes sexistes et racistes, pour mieux en rigoler.</p>
<p style="text-align:justify;">Un petit extrait, bien éloquent :</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/08/23/tag-deux-films-et-une-serie-politiquement-incorrects/"><img src="http://img.youtube.com/vi/kIZFSbRAe9s/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>The Big Bang Theory (Attention, quelques spoilers)</strong></p>
<p style="text-align:justify;">The Big Bang Theory (TBBT), c&#8217;est LA série qui cartonne en ce moment ! On comprend pourquoi : des références à la culture geek, des situations burlesques et des personnages hauts en couleur. Alors, ces derniers sont-ils stéréotypés ?</p>
<p style="text-align:justify;">Hum, première chose, la bande des héros principaux ne comprend que des hommes. Des geeks, plus exactement. Qu&#8217;est ce qu&#8217;un geek ? Eh ben, d&#8217;après la série, c&#8217;est un individu féru d&#8217;informatique, de sciences, mais aussi de jeux en ligne et de BD de science-fiction. Bref, un individu très intéressé par &#8230; des &#8220;trucs de mecs&#8221;, des domaines traditionnellement masculins, en somme. Nos geeks, cependant, se caractérisent également par un certain manque de virilité : ils n&#8217;arrivent pas à draguer les filles, manquent de confiance en eux et ne sont pas particulièrement forts physiquement. Alors, la figure du geek est-elle subversive ? Difficile à dire. Elle offre un autre aspect à la virilité, sans la remettre totalement en cause : ici, le manque de performance physique est tout simplement plus ou moins compensé par une performance intellectuelle.  Cependant,  le manque de &#8220;virilité traditionnelle&#8221; de nos héros sert souvent de ressort pour mieux les ridiculiser, ce qui indique que cette virilité alternative&#8221; ne la remplace pas totalement.</p>
<p style="text-align:justify;">Et les filles, dans tout ça ? Eh ben, TBBT nous offre une belle palette de geekettes et autres scientifiques, bien anti-stéréotypées. Point commun entre Leslie Winkle, Amy Farrah Fowler, ou encore la mère de Léonard ? Elles ne cherchent pas à plaire, parlent parfois de manière très crue, sont un peu autistes et font de la science. La seule qui reste un petit peu féminine, c&#8217;est Bernadette. Cela dit, ces personnages féminins contre-stéréotypés sont le plus souvent ridicules. La seule fille normale, c&#8217;est Penny. Et elle, elle est bien stéréotypée, voire carrément cruche, parfois. Le message de TBBT serait-il que, pour éviter d&#8217;être une <em>looseuse</em>,  il faut se soumettre à la loi de son genre ?</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, notons le sexisme de certains de nos personnages : Raj surveille de beaucoup trop près les fréquentations de sa soeur  (sans que personne, même le gentil Léonard, ne s&#8217;en émeuve) et Howard prend sa copine, Bernadette, pour une boniche (bon, celle-ci, se rebelle quand même) ou encore, ne supporte qu&#8217;elle gagne plus que lui et le couvre de magnifiques cadeaux (là encore, ses copains, dont le gentil Léonard, semble plutôt compatir de ce vol de virilité).</p>
<p style="text-align:justify;">Allez, un petit extrait !</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/08/23/tag-deux-films-et-une-serie-politiquement-incorrects/"><img src="http://img.youtube.com/vi/NJW2s_CLbIk/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p style="text-align:justify;">Bon, voici mes films et ma série, pas si sexistes, mais un petit peu&#8230; Je me demande ce que <a href="http://webbbene.wordpress.com/" target="_blank">Béné</a>, <a href="http://renaissanceducinema.wordpress.com/" target="_blank">Clém</a>, <a href="http://mhysterie.ouahpiti.info/" target="_blank">(M)hystérie</a>, <a href="http://echos-sans-nom.blogspot.com/" target="_blank">Morgause</a>, <a href="http://poussinmachin.blogspot.com/" target="_blank">Poussin Machin</a>, <a href="http://anaismisfits.canalblog.com/" target="_blank">Anaïs</a>, <a href="http://fcomme.blogspot.com/" target="_blank">Héloïse</a> et <a href="http://www.crepegeorgette.com/" target="_blank">Valérie</a>  vont bien vouloir me proposer <img src='http://s0.wp.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> .</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/antisexisme.wordpress.com/258/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/antisexisme.wordpress.com/258/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/antisexisme.wordpress.com/258/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/antisexisme.wordpress.com/258/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/antisexisme.wordpress.com/258/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/antisexisme.wordpress.com/258/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/antisexisme.wordpress.com/258/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/antisexisme.wordpress.com/258/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/antisexisme.wordpress.com/258/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/antisexisme.wordpress.com/258/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/antisexisme.wordpress.com/258/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/antisexisme.wordpress.com/258/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/antisexisme.wordpress.com/258/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/antisexisme.wordpress.com/258/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=258&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Indiana Jones macho</media:title>
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		<title>Le blog n&#8217;est pas fermé</title>
		<link>http://antisexisme.wordpress.com/2011/08/03/le-blog-nest-pas-ferme/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 21:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autre]]></category>

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		<description><![CDATA[Juste un petit mot pour dire, que bien que j&#8217;ai été peu active ces derniers temps, le blog est bien toujours vivant ! J&#8217;ai vraiment beaucoup beaucoup de travail en ce moment, et j&#8217;en aurai encore jusqu&#8217;à fin septembre. J&#8217;espère que passé ce cap, je trouverai plus de temps pour me consacrer au féminisme. Par [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=252&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Juste un petit mot pour dire, que bien que j&#8217;ai été peu active ces derniers temps, le blog est bien toujours vivant !</p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;ai vraiment beaucoup beaucoup de travail en ce moment, et j&#8217;en aurai encore jusqu&#8217;à fin septembre. J&#8217;espère que passé ce cap, je trouverai plus de temps pour me consacrer au féminisme.</p>
<p style="text-align:justify;">Par ailleurs,  il me faut beaucoup de temps pour écrire des articles. Si par le plus grand des hasards, un de mes lecteurs/rices a envie de participer en écrivant quelques articles, voire de carrément s&#8217;occuper avec moi du blog,  j&#8217;en serais ravie.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, une idée m&#8217;est venue il y a déjà quelques temps : il y a beaucoup, beaucoup de blogs féministes (tant mieux !), plus ou moins regroupés par affinité, mais je trouve que cela manque un peu de communication. Que penseriez vous d&#8217;un <strong>forum</strong>, où l&#8217;on pourrait discuter de toutes les thématiques féministes et vraiment débattre ?  (je n&#8217;ai trouvé aucun forum féministe  francophone &#8220;vivant&#8221; sur internet). Bref, je songe à en créer un, mais il faudrait que je trouve du temps et surtout des personnes intéressées pour commencer et lancer le forum.</p>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;en profite pour m&#8217;excuser au cas où je n&#8217;aurais pas répondu à des mails&#8230;J&#8217;en reçois de temps en temps, j&#8217;essaye de toujours y répondre, mais parfois j&#8217;en oublie. N&#8217;hésitez pas à relancer&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">[</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">EDIT :</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">Ca yest, j'ai  forum lancé ! Maintenant, à vous de m'aider à le rendre vivant et convivial <img src='http://s0.wp.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;"><a href="http://feminisme.fr-bb.com/"><span style="color:#ff0000;">http://feminisme.fr-bb.com/</span></a></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">] </span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/antisexisme.wordpress.com/252/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/antisexisme.wordpress.com/252/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/antisexisme.wordpress.com/252/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/antisexisme.wordpress.com/252/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/antisexisme.wordpress.com/252/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/antisexisme.wordpress.com/252/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/antisexisme.wordpress.com/252/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/antisexisme.wordpress.com/252/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/antisexisme.wordpress.com/252/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/antisexisme.wordpress.com/252/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/antisexisme.wordpress.com/252/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/antisexisme.wordpress.com/252/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/antisexisme.wordpress.com/252/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/antisexisme.wordpress.com/252/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=252&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">antisexisme</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Petits rappels sur le genre</title>
		<link>http://antisexisme.wordpress.com/2011/05/20/petits-rappels-sur-le-genre-reminders-on-genders/</link>
		<comments>http://antisexisme.wordpress.com/2011/05/20/petits-rappels-sur-le-genre-reminders-on-genders/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 May 2011 18:12:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>antisexisme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clichés et Stéréotypes]]></category>
		<category><![CDATA[Dans la famille]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[gender]]></category>
		<category><![CDATA[genre]]></category>
		<category><![CDATA[queer]]></category>
		<category><![CDATA[rôle]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[sexe social]]></category>
		<category><![CDATA[stereotype]]></category>
		<category><![CDATA[théorie du genre]]></category>

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		<description><![CDATA[ Petits rappels sur le genre Sexe et genre : quelle différence ? Sexe et genre sont deux notions liées, mais qu’il convient de distinguer. Le terme « sexe » renvoie aux différences physiques distinguant les hommes et les femmes (organes reproducteurs, pilosité etc.), alors que le « genre » (qu’on peut aussi appeler « sexe social ») renvoie aux rôles déterminés socialement et aux comportements qu&#8217;une [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=230&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong> </strong><strong>Petits rappels sur le genre</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Sexe et genre : quelle différence ?</em></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sexe </strong>et <strong>genre</strong> sont deux notions liées, mais qu’il convient de distinguer. Le terme « <strong>sexe »</strong> renvoie aux <strong>différences</strong><strong> </strong><strong>physiques</strong><span style="text-decoration:underline;"> </span>distinguant les hommes et les femmes (organes reproducteurs, pilosité etc.), alors que le « <strong>genre</strong> » (qu’on peut aussi appeler « <strong>sexe social</strong> ») renvoie aux <strong>rôles déterminés</strong> <strong>socialement </strong>et aux <strong>comportements qu&#8217;une société considère comme caractéristiques des hommes et des femmes</strong>. En France, dans la vie de tous les jours, on entend souvent qu’un homme se doit d’être protecteur et d’avoir une certaine autorité. Au contraire, les femmes doivent être souriantes et faire attention à leur apparence.</p>
<p style="text-align:justify;">« Homme » et « femme » sont donc deux catégories de sexe, tandis que « masculin » et « féminin » sont des catégories de genres.</p>
<p style="text-align:justify;">Si les sexes présentent des caractéristiques à peu près constantes à travers le temps et l’espace (partout dans le monde et de tout temps, les femmes ont  eu un vagin et les hommes un pénis), les genres changent en fonction des époques et des sociétés. Quelques exemples ici :</p>
<ul style="text-align:justify;">
<li>Toujours en Occident, la <strong>médecine</strong> a longtemps été exercée principalement par des hommes. Actuellement, cette profession se féminise largement.  (64% d’étudiantes dans certaines facultés françaises) <sup>1</sup>.</li>
<li>En Afrique de l’ouest, la <strong>couture </strong>et la confection de vêtement<strong> </strong>est une activité considérée comme très virile<sup>2</sup>.</li>
<li>En <strong>Malaisie</strong>, l’<strong>informatique</strong> est très féminisée et est considérée comme une activité typiquement féminine<sup>3</sup> <sup>4</sup>.</li>
<li>Chez les <strong>Moso</strong> (Chine), la propriété et les noms de famille se transmettent par la mère (société <strong>matrilinéaire</strong>). La femme y est
<div id="attachment_234" class="wp-caption alignright" style="width: 222px"><img class="size-medium wp-image-234 " title="Femme moso - moso woman" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/05/mosuo3.jpg?w=212&#038;h=240" alt="Femme moso - moso woman" width="212" height="240" /><p class="wp-caption-text">Femme moso</p></div>
<p>traditionnellement considérée comme plus <strong>forte </strong>que l’homme, aussi bien mentalement que… physiquement<sup>5</sup> ! C’est elle qui détient le <strong>pouvoir politique</strong> et la majorité des chefs de famille sont des femmes<sup>6</sup>. L’identité des femmes se fonde sur le <strong>travail</strong>, davantage que sur la maternité<sup>6</sup>. Enfin, dans cette société, il n’y a pas de mariage, les relations entre hommes et femmes étant non contractuelles et non exclusives<sup>6</sup> <sup>5</sup>; toutefois notons que si un homme décide de venir habiter dans la maison de sa partenaire, il adoptera le nom de celle-ci <sup>6</sup>.  A l’heure actuelle, cette société est en pleine de mutation et adopte de plus en plus le modèle chinois dominant, patriarcal et fondé sur le mariage<sup>6</sup>.</li>
<li>Chez les <strong>Khasi</strong>, dans l’état du Meghalaya (Inde), les femmes sont les <strong>cheffes de famille</strong> et c’est elles qui pourvoient aux besoins financiers du foyer, tandis <strong>que les hommes restent au foyer</strong><sup>7</sup><strong> </strong><sup>8</sup>. Les femmes possèdent également le pouvoir de décision. Après le mariage, la femme amène son époux vivre chez elle avec ses parents<sup>7</sup>. Les femmes dominent l’espace social et économique et sont plus indépendantes financièrement que les hommes<sup>8</sup>. En général et contrairement au reste de l’Inde, les parents désirent avoir des filles plutôt que des garçons<sup>7</sup>. Traditionnellement, c’est la plus jeune fille qui hérite des biens de sa mère<strong>. Les hommes n’ont pas accès à la propriété</strong><sup>8</sup>. Ce statut d’infériorité des hommes chez les Khasi a été à l’origine de <strong>mouvements pour les droits des hommes</strong><sup>8</sup><strong> </strong><sup>9</sup>. Il a été montré que chez les Khasi, les femmes sont plus <strong>compétitives</strong> que les hommes et qu’elles prennent <strong>plus de risques</strong> qu’eux<sup>8</sup> <sup>9</sup>.</li>
<li> <strong>Margaret Mead</strong> a étudié trois populations différentes de Nouvelle-Guinée, qu’elle décrit dans <em>Trois sociétés primitives de Nouvelle-Guinée</em> (1935)<sup>10</sup>. Alors qu’elle partait avec l’idée que c’était le sexe qui modelait avant tout le tempérament, elle s’est rendu compte qu’au final, il est surtout déterminé par l’éducation donné aux enfants, celle-ci pouvant à l’occasion engendrer une faible différenciation des identités de genres. Ainsi, chez les<strong> Arapesh</strong>, la mère et le père s’occupent de manière équitable des enfants, qui sont élevés sans violence ;  les manifestations d’autorité sont peu courantes. Les pères se montrent ainsi très <em>maternels</em>, intentionnés et doux envers leur progéniture, attitude qui serait jugée féminine dans le monde occidental. Ni les hommes ni les femmes n’ont le sentiment que la sexualité est une force puissante dont ils sont esclaves. Au contraire, chez les <strong>Mundugumor</strong>, hommes et femmes se montrent  <em>masculins</em>,  injures et bousculades étant communes chez les deux sexes. Avoir un enfant est considéré comme un signe de déclin et de honte : les enfants sont donc élevés très  durement.  Aucun signe d’amour maternel ne peut être détecté que ce soit chez l’homme ou la femme (mais où est donc passé le fameux  instinct maternel ?). Les deux sexes prétendent avoir des besoins sexuels irrépressibles. Ces deux sociétés sont radicalement différentes, mais au final, que ce soit chez les Arapesh ou les Mundugumor, les rôles féminins et masculins ne se trouvent pas vraiment différenciés, contrairement aux <strong>Chambuli</strong>. Chez eux, les caractéristiques masculines et féminines semblent inverser par rapport à nos sociétés occidentales. Ainsi les hommes Chambuli apparaissent comme des artistes, plutôt émotifs et très préoccupés par leur apparence : ils portent de nombreux bijoux et autres accessoires pour séduire les femmes car celles-ci détiennent le pouvoir économique. Les hommes doivent demander à leur épouse l’autorisation de dépenser de l’argent au marché.  Les femmes sont les cheffes de leur maison et assure la subsistance familiale. Elles sont décrites comme fortes, dominantes et autoritaires par Mead, et arborent un crâne rasé. Cependant certains auteurs ont plus tard suggéré que les hommes Chambuli ne sont pas tant dominés que cela, puisqu’ils détiennent le pouvoir politique. En réalité, il y aurait plus ou moins une égalité entre les deux sexes<sup>11</sup>.</li>
<li>Il existe un troisième genre en Inde et au Pakistan, les <strong>Hijra</strong> qui se disent asexués<sup>12</sup>.</li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, les genres varient d’une société à l’autre, ce qui tend à montrer qu’ils ne sont pas déterminés biologiquement, mais bien <strong>construits socialement.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Dans les sociétés occidentales, comment les genres se construisent-ils ?</em></p>
<div id="attachment_235" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><img class="size-medium wp-image-235 " title="rose pour les filles" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/05/sexe-et-genre-2.jpg?w=240&#038;h=159" alt="rose pour les filles" width="240" height="159" /><p class="wp-caption-text">Rose pour les filles... une éducation genrée dès la naissance.</p></div>
<p style="text-align:justify;">La construction des genres dans nos sociétés est l’un des grands thèmes des <strong><em>gender studies</em></strong> et de mon blog. Je ne vais donc l’évoquer que très rapidement, juste pour en donner un aperçu :</p>
<p style="text-align:justify;">Dès sa naissance, l’enfant est soumis à une <strong>éducation genrée</strong>. Cela se fait souvent de manière quasiment involontaire. Ainsi les pleurs d’un bébé de sexe féminin seront interprétés comme de la peur, alors les parents penseront que leur bébé de sexe masculin pleure de colère – colère qu’il faudra apaiser au plus vite<sup>13</sup>. Les mères déplacent plus et touchent plus leurs bébés garçons, tandis qu’elles parlent plus et sourient plus aux nourrissons de sexe féminin<sup>14</sup> <sup>15</sup>. Enfin, les mères se sentent en moyenne plus attachée aux bébés garçons et se comporteraient de manière plus impersonnelle avec les bébés filles<sup>14</sup>. Plus tard, la mère prendra trois fois plus souvent la défense de son enfant s’il est un garçon plutôt qu’une fille en cas de conflit avec un enfant d’une autre fratrie<sup>16</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">On offrira aux petites filles des <strong>jouets</strong> correspondant à son genre, c’est-à-dire renvoyant à l’aire domestique et/ou au soin aux enfants (dinette, poupée…)  ou bien à leur apparence physique (Barbie, bijou en plastique rose, déguisement de princesse…). Les petits garçons recevront pour leur part des jouets leur permettant d’exprimer leur imaginaire (thème des pirates, des astronautes..), mais aussi leur violence (pistolets, épée…). Jusqu’à l’âge de cinq ans, l’agressivité physique est plus tolérée – voire carrément encouragée- pour les garçons que les filles<sup>17</sup>.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans les livres de <strong>littératures enfantines</strong> (voir <a href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/03/13/sexisme-dans-la-litterature-enfantine-sexism-in-childrens-literature/" target="_blank">mon article détaillé</a>), les héros sont le plus souvent de sexe masculin. Les filles sont plus passives et plus souvent à l’intérieur. Les garçons sont représentés de manière plus active et vivent des aventures bien plus palpitantes.</p>
<p style="text-align:justify;">On proposera aussi aux petites filles des <strong>activités manuelles</strong> (dessin, collier de perle) ou des activités où elles peuvent développer leur grâce et leur beauté (danse, gym). Les garçons se verront proposés des <strong>sports physiques </strong>comme le football ou le rugby, le sport représentant l’un des vecteurs les plus importants de la socialisation masculine : sur le terrain, les garçons devront montrer leur force, leur résistance à la fatigue et à la douleur. Bref ils devront montrer qu’ils sont des hommes, et pas des « tapettes » !</p>
<p style="text-align:justify;">On apprendra également aux petites filles à bien se tenir, aux petits garçons à ne pas <strong>pleurer comme une fille</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, à l’école, les professeurs se comporteront de <strong>manière différenciée avec les filles et les garçons</strong> (voir articles détaillés <a href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/03/10/linegalite-des-sexes-a-lecole/" target="_blank">ici</a>, <a title="Le sexisme inconscient des enseignants détournent les filles des filières scientifiques : partie 1 – Teachers’ unconscious sexism makes girls to turn away from scientific subjects : part 1" href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/03/26/le-sexisme-inconscient-des-enseignants-detournent-les-filles-des-filieres-scientifiques-partie-1-teachers%e2%80%99-unconscious-sexism-makes-girls-to-turn-away-from-scientific-subjects-part-1/" target="_blank">là</a> et encore <a title="Le sexisme inconscient des enseignants détournent les filles des filières scientifiques : partie 2, l’Effet  Pygmalion – Teachers’ unconscious sexism makes girls to turn away from scientific subjects : Part 2, the Pygmalion effect" href="http://antisexisme.wordpress.com/2011/04/07/effet-pygmalion-les-dangers-des-stereotypes-et-des-preconcus-pygmalion-effect-the-dangers-of-stereotypes/" target="_blank">là</a>), en particulier dans les matières à connotation masculine comme les sciences et les mathématiques : les enseignants communiqueront plus avec les garçons, leur poseront des questions plus difficiles et surnoteront leurs bonnes copies : en résumé, ils auront de plus grandes attentes envers les garçons qu’envers les filles ! Et cela ne sera pas sans effet sur leurs élèves…</p>
<p style="text-align:justify;">A l’adolescence, les parents laisseront <strong>plus de liberté à leurs fils qu’à leurs filles</strong> : ils pourront rentrer plus tard, sortir plus souvent. Les filles seront sommées de participer aux tâches ménagères, beaucoup plus souvent que les garçons.</p>
<p style="text-align:justify;">Voilà, en résumé, comment les petite filles se féminisent et les petits garçons se masculinisent dans les sociétés occidentales, sans parler de l’influence des médias. Au final, on obtient d’un côté, un groupe d’individus ayant une plus <strong>grande confiance en eux</strong> et plus <strong>compétitifs</strong>, les hommes. De l’autre côté, le groupe des femmes aura tendance à se <strong>sous-estimer </strong>et sera plutôt<strong> intentionnées vis-à-vis de l’entourage</strong> ; les femmes auront aussi vite intégré qu’elles doivent avant tout plaire aux hommes et être des <strong>compagnes agréables</strong>: de bonnes femmes au foyer sachant bien entretenir son foyer, ou bien des copines attirantes sexuellement, minces et épilées, en fonction de la génération et/ou du milieu social. De part leur éducation, les femmes auront tendance à se soumettre aux hommes et les hommes à vouloir dominer les femmes, en <strong><span style="text-decoration:underline;">moyenne</span></strong> (les variations intra-sexe étant très fortes, évidemment).</p>
<p style="text-align:justify;">L’éducation des garçons et des filles diffère radicalement ; ainsi, les référents cultures des hommes et des femmes ne sont pas les mêmes. On peut parler de l’existence d’une <strong>culture masculine</strong> (où le sport et la technologie sont prépondérants) et d’une <strong>culture féminine </strong>(où il est question de mode et de tout ce qui se rapporte à l’apparence physique notamment) au sein même des sociétés occidentales.</p>
<p style="text-align:justify;">A noter que cette éducation genrée est non seulement constructive, mais aussi <strong>punitive</strong> : un désaccord entre le sexe et le genre d’une personne sera réprimé : il sera mal accepté qu’une femme parle fort ou se tienne mal, bref se comporte de manière masculine. L’inverse – un homme adoptant une attitude féminine– sera peut-être encore plus mal toléré.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Des sociétés genrées ?</em></p>
<p style="text-align:justify;">Les sociétés sont en elles-mêmes genrées. On peut évaluer le degré de « féminité » ou de « masculinité » de leurs individus par la méthode du BSRI – Bem Sex Role Inventory –  qui consiste à faire remplir un questionnaire d’autodescription comprenant des traits masculins (forte personnalité, dominant/e, agressif/ve, comportement de leader, dur/e) et des traits féminins (affectueux/se, sensible aux besoins des autres, chaleureux/se, tendre, aimant les enfants). Ainsi Moya et al 2005<sup>18</sup> ont montré que <strong>le degré de masculinité des hommes et des femmes était corrélé, ainsi que leur degré de féminité</strong>. Autrement dit, dans les pays où les femmes sont féminines, les hommes ont aussi féminins.  Au contraire, là où hommes sont très masculins, les femmes le sont également. A noter que féminité et masculinité ne sont pas nécessairement corrélées négativement. Les pays les plus  féminisés sont les moins sexistes (aussi bien en termes de sexisme hostile que de sexisme bienveillant), les plus développés (IDH plus élevé), les plus individualistes et les plus respectueux des droits humains.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces résultats soulignent à nouveau combien <strong>les caractéristiques psychologiques des individus (agressivité, affectuosité…) sont construites socialement et ne dépendent pas d’un quelconque déterminisme génétique</strong>. Elles semblent plutôt déterminées par un contexte social que par le sexe, puisque par exemple, selon cette étude, le score de féminité des hommes français (5,20) est, en moyenne, plus élevé que celui des femmes du Nigéria et du Ghana (4,44). Dans certains pays les femmes obtiennent de plus hauts scores de masculinité que les hommes (Guatemala, Venezuela…) et dans d’autres, les hommes obtiennent des scores de féminité plus élevés que les femmes (Iran).</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Naturalisation  et hiérarchisation des genres</em></p>
<p style="text-align:justify;">La distinction entre sexe et genre est cruciale. Elle émerge à la fin des années 60 chez les féministes anglo-saxonnes et recouvre une évolution majeure de la pensée : <strong>elle remet en cause l’évidence selon laquelle la personnalité et le comportement seraient principalement expliqués par le sexe biologique</strong>. Il s’agit de remettre en question l’idée de comportements masculins et féminins « naturellement » différents.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans les sociétés occidentales, les deux genres perçus comme des « essences naturels » de l’homme et de la femme ont permis la mise en place d’une <strong>division du travail, hiérarchique</strong> : deux « espèces » si différentes en tout ne pouvaient évidemment pas exercer les mêmes activités. C’est aux hommes que revenaient naturellement les activités liées la sphère publique, qui nécessitaient des aptitudes – raison, intelligence ou force – que les femmes ne possédaient soi-disant pas. Les femmes étaient le plus souvent confinées à la sphère privée où elles effectuaient un travail domestique non rémunéré</p>
<p style="text-align:justify;">Si cette division du travail a été largement contestée dans les pays occidentaux depuis la fin du XIXème siècle et qu’actuellement, les femmes ont juridiquement accès à toutes les professions, dans les faits, elle demeure fortement ancrée. Ce n’est qu’à partir de 1966 que les femmes françaises pourront exercer une activité professionnelle sans l’accord préalable de leur époux et ouvrir un compte  bancaire, grâce à la <em>réforme</em> des <em>régimes</em> matrimoniaux. En France, en 1999, les femmes consacraient en moyenne 1 h 30 de plus aux taches ménagèrent que leurs conjoint, par jour<sup>19</sup>.  Il fait peu de doutes que cela ait peu changé depuis, comme semble l’indiquer une étude Ipsos<sup>20</sup>. La sphère privée semble donc encore être l’apanage des femmes. On notera que les professions les plus féminisées sont souvent plus ou moins reliés à la sphère domestique : soins aux enfants (institutrice, assistante maternelle) ou aux adultes (infirmière, aide-soignante) et travaux ménagers (femme de ménage).  En 2011, toujours, en France, les hommes gagnent 37 % de plus que les femmes<sup>21</sup>, ce qui montre que leur activité professionnelle est plus valorisée et qu’ils accèdent aux professions les plus rémunératrices. En conclusion les femmes travaillent pour des salaires très inférieurs à ceux des hommes ; elles sont <strong>donc exploitées sur le marché du travail</strong>. A cela s’ajoute une  <strong>extorsion du travail domestique</strong>, gratuit, au sein du couple. Tout cela confirme donc que la division sexuelle du travail, inégalitaire, est encore bien présente et justifiée par les genres.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>La fameuse « complémentarité entre sexes », une justification de la hiérarchisation des sexes</em></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>La mise en place de genres permet donc une hiérarchisation entre sexes et la naturalisation des genres constitue une justification de cette hiérarchisation</strong>. Autrefois, on affirmait que les hommes étaient plus intelligents que les femmes, et on leur interdisait ainsi l’accès aux études, car c’était « juste » et « logique ».</p>
<p style="text-align:justify;">Actuellement, peu de personnes osent encore affirmer cela. On préfère parler de <strong>« complémentarité entre hommes et femmes »,</strong></p>
<div id="attachment_236" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><img class="size-medium wp-image-236 " title="Pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières ?" src="http://antisexisme.files.wordpress.com/2011/05/pourquoi-les-hommes-n-ecoutent-jamais-rien-et-pourquoi-les-femmes-ne-savent-pas-lire-les-cartes-routieres.jpg?w=240&#038;h=240" alt="Pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières ?" width="240" height="240" /><p class="wp-caption-text">Livre grand public sur la &quot;complémentarité des sexes&quot;</p></div>
<p style="text-align:justify;"><strong>une naturalisation des genres sous une apparence égalitariste</strong>. En réalité, cette idée de complémentarité entre sexes et très <strong>dangereuse</strong>, car sous un aspect sympathique, elle justifie l’injustifiable : les inégalités entre sexes. On entend ainsi, notamment dans des livres ou des magazines de psychologie destinés au grand public, que <strong>les hommes sont plus logiques  &#8211; tandis que les femmes seraient plus sensibles</strong>. Or, si les hommes sont plus logiques et sont capables de mieux raisonner, il est « normal » que ce soit eux qui détiennent le pouvoir et prennent les décisions. Il paraitrait aussi, selon ce genre de littérature, que <strong>les hommes sont meilleurs en mathématiques</strong> (ce qui est faux<sup>22</sup>)  tandis que <strong>les femmes seraient plus aptes aux tâches verbales</strong> (faux aussi <sup>23</sup>) : à nouveau, si les hommes sont meilleurs en sciences, il est « logique » que des professions liées aux sciences, comme ingénieur (les mieux rémunérés, comme par hasard) leur soient réservées. On raconte aussi <strong>que les hommes auraient un cerveau plus spécialisé tandis que les femmes auraient la capacité de faire de nombreuses petites tâches à la fois </strong>(encore une idée fausse ! <sup>24</sup>). Comment trouver une meilleure justification que celle-ci pour la division traditionnelle du travail ? Aux hommes une seule tâche très compliquée – sa profession -, aux femmes pleins de tâches pas très compliqués mais nécessitant une grande polyvalence – les tâches ménagères. Au final, chaque prétendue différence naturelle entre sexes sert de justification à un système social inégalitaire.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>En conclusion…</em></p>
<p style="text-align:justify;">Il y a des différences entre hommes et femmes, c’est évident. Cela dit, il faut distinguer les différences physiques des différences cognitives. Des différences cognitives ont pu être constatées (résultats de Q.I, préférence pour certaines activités, différence dans le temps de parole), mais rien n’indique qu’elles soient le résultat d’un quelconque déterminisme biologique. De nombreux effets sociaux entrent en compte : éducation genrée, mais aussi menace du stéréotype ou encore effet pygmalion. Quand on voit l’ampleur de ces phénomènes sur, par exemple, des performances en mathématiques ou quand on compare les sociétés occidentales à d’autres types de société, on se rend compte que les conditionnements sociaux ont un rôle essentiel dans les différences entre sexes ; <strong>l’influence biologique a sans doute un rôle très mineur – voire inexistant – sur les différences psychologiques entre sexes</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;">L’existence de deux genres – autrement dit la création de deux catégories d’individus qui seraient radicalement différents en fonction de leur sexe – induit une hiérarchisation des sexes. Il est difficile d’imaginer qu’on puisse arriver à l’égalité entre sexes sans la suppression des genres : on peut difficilement créer deux catégories distinctes d’individus sans essayer de les hiérarchiser, de chercher laquelle est la « meilleure ». Le sexe devrait donc être considéré pour ce qu’il est : <strong>un trait physique</strong>, et rien de plus.</p>
<p style="text-align:justify;">—————————————————————————————————————————-</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références &#8211; References</strong></p>
<p style="text-align:justify;">1. <strong>Kahn-Bensaude I.</strong> La féminisation : une chance à saisir. Conseil National de l’Ordre des Médecins. 2006. Available at: <a title="http://www.conseil-national.medecin.fr/article/la-feminisation-une-chance-saisir-588" href="http://www.conseil-national.medecin.fr/article/la-feminisation-une-chance-saisir-588" target="_blank">http://www.conseil-national.medecin.fr/article/la-feminisation-une-chance-saisir-588</a>. Consulté mai 5, 2011.</p>
<p style="text-align:justify;">2. <strong>Guinche T.</strong> Fratrie recomposée : fratrie de sang et fratrie de cœur : un statut du tiers applicable aux quasi-frères/sœurs ? Caen: Université de Caen; 2008. Available at: <a title="http://www.conseil-national.medecin.fr/article/la-feminisation-une-chance-saisir-588" href="http://www.conseil-national.medecin.fr/article/la-feminisation-une-chance-saisir-588" target="_blank">http://www.sauvegarde56.org/uploaded/Thierry%20GUINCHE.pdf</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">3<strong>. Lagesen VA.</strong> A Cyberfeminist Utopia?: Perceptions of Gender and Computer Science among Malaysian Women Computer Science Students and Faculty. Science, Technology &amp; Human Values. 2008;33(1):5-27.</p>
<p style="text-align:justify;">4. <strong>Othman M, Latih R.</strong> Women in computer science: no shortage here! Commun. ACM. 2006;49(3):111-114.</p>
<p style="text-align:justify;">5. <strong>Shih C-kang. </strong>Tisese and Its Anthropological Significance : Issues around the Visiting Sexual System among the Moso. L’Homme. 2000;(154/155):697-712.</p>
<p style="text-align:justify;">6. <strong>Luo C-L.</strong> The Gender Impact of Modernization among the Matrilineal Moso in China. 2008.</p>
<p style="text-align:justify;">7. <strong>Kumar Utpal D, Bhola Nath G</strong>. Status Of Women In The Rural Khasi Society Of Meghalaya. Dans: Kolkata; 2007.</p>
<p style="text-align:justify;">8<strong>. Andersen S, Ertac S, Gneezy U, List JA, Maximiano S.</strong> Gender, Competitiveness and Socialization at a Young Age:  Evidence from a Matrilineal and a Patriarchal Society. 2011.</p>
<p style="text-align:justify;">9. <strong>Gneezy U, Leonard KL, List JA.</strong> Gender Differences in Competition: Evidence from a Matrilineal and a Patriarchal Society. NBER Working Paper,. 2008;(13 727).</p>
<p style="text-align:justify;">10. <strong>Mead M.</strong> Sex and temperament in three primitive societies. 1er éd. New York: HarperCollins Publishers; 2001.</p>
<p style="text-align:justify;">11.<strong> Errington F, Errington FK, Gewertz DB. </strong>Cultural alternatives and a feminist anthropology : an analysis of culturally constructed gender interests i Papya New Guinea. Cambridge: Cambridge University Press; 1989.</p>
<p style="text-align:justify;">12. <strong>Nanda S.</strong> The Hijras of India: Cultural and Individual Dimensions of an Institutionalized Third Gender Role. J. of Homosexuality. 1986;11(3):35-54.</p>
<p style="text-align:justify;">13. <strong>Condry J, Condry S.</strong> Sex differences: A study of the eye of the beholder. Child Development. 1976;47(3):812-819.</p>
<p style="text-align:justify;">14. <strong>Denham S, Moser M.</strong> Mothers’ Attachment to Infants: Relations with Infant Temperament, Stress, and Responsive Maternal Behavior. Early Child Development &amp; Care. 1994;98(1):1-6.</p>
<p style="text-align:justify;">15. <strong>Laflamme D, Pomerleau A, Malcuit G.</strong> A Comparison of Fathers’ and Mothers’ Involvement in Childcare and Stimulation Behaviors During Free-Play with Their Infants at 9 and 15 Months. Sex roles. 47(11-12):507-518.</p>
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<p style="text-align:justify;">18. <strong>Moya M, Poeschl G, Glick P, Paez D, Fernandez Sedano I.</strong> Sexisme, masculinité-féminité  et facteurs culturels. Revue internationale de psychologie sociale. 2005;18(1-2):141-167.</p>
<p style="text-align:justify;">19.<strong> Ponthieux S, Schreiber A.</strong> Dans les couples de salariés, la répartition du travail reste inégale. Insee; 2006. Available at: <a title="http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/donsoc06d.pdf" href="http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/donsoc06d.pdf" target="_blank">http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/donsoc06d.pdf</a>.</p>
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<p style="text-align:justify;">21. Synthèse : les inégalités entre les femmes et les hommes en France et en Europe. Observatoire des inégalités. 2011. Available at: <a title="http://www.inegalites.fr/spip.php?article1400" href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article1400" target="_blank">http://www.inegalites.fr/spip.php?article1400</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">22. <strong>Spelke ES.</strong> Sex Differences in Intrinsic Aptitude for Mathematics and Science?: A Critical Review. American Psychologist. 2005;60(9):950-958.</p>
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<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/antisexisme.wordpress.com/230/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/antisexisme.wordpress.com/230/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/antisexisme.wordpress.com/230/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/antisexisme.wordpress.com/230/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/antisexisme.wordpress.com/230/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/antisexisme.wordpress.com/230/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/antisexisme.wordpress.com/230/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/antisexisme.wordpress.com/230/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/antisexisme.wordpress.com/230/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/antisexisme.wordpress.com/230/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/antisexisme.wordpress.com/230/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/antisexisme.wordpress.com/230/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/antisexisme.wordpress.com/230/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/antisexisme.wordpress.com/230/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=antisexisme.wordpress.com&amp;blog=20930585&amp;post=230&amp;subd=antisexisme&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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